À GAZA, L’ÉCOCIDE AU SERVICE DU GÉNOCIDE

mercredi 18 février 2026.
 

Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, Gaza ne connaît toujours pas la paix. La situation humanitaire reste catastrophique. Malgré la trêve, les bombardements israéliens continuent et ont déjà fait environ 500 morts, selon les derniers chiffres de l’ONU. Et comme si cela ne suffisait pas, l’hiver frappe de plein fouet la population.

Des milliers de familles vivent sous des tentes. Des abris de fortune, trempés par la pluie, glacés par le vent, parfois inondés. Face à cette destruction massive des maisons, des hôpitaux, des terres agricoles, de l’eau, des sols, de tout l’environnement vital opérée par Israël, une accusation émerge : celle de l’écocide, c’est-à-dire la destruction délibérée et complète d’un écosystème. Cet écocide, la journaliste Aïda Delpuech, nouvelle collaboratrice à Blast, a enquêté dessus.

Pour l’heure, la notion “d’écocide” n’est pas reconnue tel un crime international, au même titre que les crimes de guerre et de génocide. Mais les conventions de Genève – qui dictent les règles de conduite à adopter en période de conflits armés – exigent cependant que les parties belligérantes n’utilisent pas de méthodes de guerre qui causent « des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel ». Nous allons voir qu’à Gaza, génocide et écocide sont intimement liés, et que si les actuels survivants et survivantes ont pu jusque là échapper aux bombes, ils ne peuvent se soustraire à la toxicité qui les entoure. À terme, elle pourrait causer encore plus de morts, que lors de ces deux dernières années.


Signatures: 0
Répondre à cet article

Forum

Date Nom Message