![]() |
Vendredi 30 janvier, des militants du syndicat étudiant d’extrême droite La Cocarde ont agressé plusieurs étudiants à l’université Paris-Nanterre, à quelques jours des élections des représentants au CROUS
. Présents sur le campus pour tracter, les membres de La Cocarde ont été repérés par des étudiants qui ont rapidement alerté les réseaux de mobilisation. En quelques minutes, une soixantaine d’étudiants se rassemblent pour dénoncer leur présence et empêcher leur tractage. Face à ce rapport de force, les militants d’extrême droite se replient vers la gare de Nanterre-Université.
C’est là que les violences éclatent. Deux étudiantes signalent qu’une agression est en cours. Plusieurs témoins racontent avoir été encerclés, menacés et frappés par des membres de La Cocarde, certains armés de battes, de poings américains et de bombes lacrymogènes. Mina, l’une des victimes, souffre d’un traumatisme crânien après avoir reçu un coup violent. Des vidéos montrent des militants d’extrême droite frappant des étudiants qui ne faisaient que passer par la gare. Un étudiant témoigne également s’être fait arracher son mégaphone par un militant masqué et armé, provoquant de nouvelles blessures.
Pour les syndicats étudiants, ces violences s’inscrivent dans un climat politique marqué par la banalisation et la progression de l’extrême droite, y compris dans les universités. Ils dénoncent une multiplication des agressions en période électorale. Mardi 3 février, des faits similaires auraient eu lieu à Aix-en-Provence, tandis qu’un responsable national de l’UNI a récemment été filmé faisant un salut nazi.
Contactée, La Cocarde Nanterre n’a pas répondu. L’université Paris-Nanterre condamne fermement ces violences et toute forme de provocation.
| Date | Nom | Message |