Séance tendue à l’Assemblée : ce qui s’est vraiment passé

mercredi 28 janvier 2026.
 

Antoine Léaument revient dans cette actu politique de la semaine sur trois sujets majeurs : le vote des motions de censure après l’utilisation du 49.3 sur le budget, la journée parlementaire du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale marquée par de fortes tensions, et enfin une avancée importante contre le traité du Mercosur au Parlement européen. Il propose une analyse politique détaillée de ces événements, en assumant un ton direct et engagé.

Il commence par le budget et l’engagement de responsabilité du gouvernement. Antoine Léaument souligne que la motion de censure n’a échoué qu’à 19 voix près, un écart qu’il juge très faible et porteur d’espoir. Il rappelle que la France insoumise dépose systématiquement des motions de censure face au 49.3, par principe démocratique. Il qualifie le budget proposé de profondément austéritaire, avec 35 milliards d’euros de coupes, alors même que les entreprises du CAC 40 ont versé 105 milliards d’euros de dividendes. Il insiste sur un point central : les plus riches, notamment ceux gagnant plus de 20 000 euros par mois, paieront moins d’impôts que l’année précédente. Pour lui, cette situation est moralement et politiquement inacceptable.

Il critique ensuite durement l’attitude du Parti socialiste, rappelant les différentes « lignes rouges » posées puis abandonnées : refus du 49.3, exigence d’une taxe Zucman, puis d’une version allégée, aucune n’ayant été obtenue sans que cela ne conduise à une censure. Il estime que ce renoncement crée un malaise jusque dans les rangs militants socialistes et appelle les citoyens à interpeller leurs députés, convaincu que le rapport de force peut encore évoluer.

Antoine Léaument revient ensuite sur la journée parlementaire des Républicains, qu’il décrit comme une succession de textes d’inspiration extrême droite. Il s’arrête longuement sur la proposition visant à inscrire les Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes, qu’il considère comme un texte de stigmatisation visant les musulmans et la France insoumise plutôt qu’un outil sérieux de lutte antiterroriste. Il rappelle que toute la gauche a voté contre ce texte, défendant une lutte antiterroriste fondée sur le renseignement et l’efficacité, et non sur l’amalgame et le soupçon généralisé.

Il évoque également d’autres propositions de cette journée, comme la remise en cause des agences de l’État, la présomption de légitime défense pour les policiers, l’autorisation de travailler le 1er mai ou encore l’interdiction du voile pour les mineures dans l’espace public, qu’il juge liberticides et dangereuses. Il explique pourquoi les débats ont été particulièrement tendus, notamment après des propos qu’il qualifie d’homophobes et diffamatoires tenus par un député du Rassemblement national.

Antoine Léaument revient sur son propre énervement en séance, qu’il assume pleinement. Il explique avoir voulu défendre l’honneur de son camarade Mohamed Awad, attaqué pour son engagement associatif, et dénonce l’attitude du président de séance, qu’il accuse d’avoir couvert les insultes tout en l’empêchant de répondre. Il affirme refuser toute attaque fondée sur la religion et rappelle son attachement à l’égalité des citoyens, à la laïcité et à l’esprit de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Enfin, il conclut sur une note plus positive avec le Mercosur. Il annonce l’adoption, à dix voix près, d’une résolution au Parlement européen permettant de saisir la justice européenne sur la procédure d’adoption du traité. Il souligne que le groupe insoumis est le seul à avoir voté unanimement contre le Mercosur et se félicite de cette victoire politique obtenue grâce à la mobilisation collective. Il termine en invitant les spectateurs à s’abonner, à commenter et à continuer à suivre l’actualité politique de la semaine.


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