![]() |
Municipales. Ce samedi 17 janvier 2026, l’Espace Concorde de Villeneuve-d’Ascq était plein à craquer. Plus de 400 Villeneuvois·es se sont déplacé·es pour le grand meeting de campagne d’Ugo Bernalicis, député du Nord et candidat insoumis à la mairie. Ce qui était pensé à l’origine comme une simple cérémonie de vœux s’est transformé en véritable démonstration […]
Municipales. Ce samedi 17 janvier 2026, l’Espace Concorde de Villeneuve-d’Ascq était plein à craquer. Plus de 400 Villeneuvois·es se sont déplacé·es pour le grand meeting de campagne d’Ugo Bernalicis, député du Nord et candidat insoumis à la mairie. Ce qui était pensé à l’origine comme une simple cérémonie de vœux s’est transformé en véritable démonstration de force politique grâce à la mobilisation des militant·es et habitant·es. « La dernière fois que j’ai vu autant de monde à Villeneuve-d’Ascq, c’était […] en 2012 […] avec un certain Jean-Luc Mélenchon venu me soutenir pour les législatives », clame Ugo Bernalicis.
Au programme des insoumis ? Plus de 350 mesures avec un important volet sur la jeunesse : développement des crèches, périscolaire renforcé, aide aux devoirs gratuite. Ensuite, maisons de la jeunesse, centre municipal du jeu vidéo, plus d’éducateurs de rue… Prévenir et émanciper plutôt que punir.
À Villeneuve-d’Ascq, seul·es les insoumis·es sont capables de mobiliser si largement, c’est pourquoi les espoirs sont permis pour cette campagne municipale. Garance Guilleret-Givers, co-cheffe de file aux côtés d’Antoine Marszalek, rappelle un état des lieux très favorable : « Depuis 2022 […], à chaque scrutin, les Villeneuvois ont placé le candidat insoumis en tête […] Villeneuve-d’Ascq est une commune résolument insoumise ! ». Reportage.
« Vous êtes 400 personnes ce soir […] c’est la plus grosse réunion politique pour les municipales à Villeneuve–d’Ascq, et c’est un signal », Ugo Bernalicis, candidat à la mairie, donne le ton. C’est en effet salle comble ce samedi 17 janvier à l’Espace Concorde de Villeneuve d’Ascq pour ce grand meeting municipal en présence de Mathilde Panot et de Sébastien Delogu.
Un mot d’ordre à Villeneuve-d’Ascq : l’Union populaire ! La campagne insoumise ne se fait pas en petits cercles fermés, affirme Garance : « le communalisme insoumis, c’est d’abord et avant tout laisser la parole aux citoyennes et citoyens », aussi bien dans les actions de terrain que dans l’élaboration du programme, ou encore ce soir-là, lors du meeting… qui s’est ouvert sur les mots d’une habitante du quartier Pont-de-Bois à Villeneuve d’Ascq : Meriem Dhamani.
« En mars dernier, mon maire m’a insultée sur les réseaux sociaux en me traitant “d’islamo-poutiniste”. » Elle dénonce « une majorité qui stigmatise, une majorité qui divise, une majorité qui méprise nos quartiers populaires ». Son message est clair : les habitant·es réclament avant tout du respect, des logements décents et, surtout, d’être entendu·es.
C’est aussi ce que défend Sébastien Delogu, lui aussi présent au meeting et venant de quartiers populaires « Personne ne nous entend, personne ne nous écoute. […] Il faut aller les chercher toutes et tous [pour] créer une liste entièrement composée du peuple ». C’est là tout l’objectif de l’Union populaire à Villeneuve-d’Ascq.
C’est aussi pour parler de ce peuple que Mathilde Panot a pris la parole. Face aux discours racistes des « semeurs de haine, des fascistes et des réactionnaires » qui rendent l’air irrespirable, elle a tenu à rappeler avec force que « la France ne sera jamais une nation ethnique ». En effet, « la laïcité n’a rien à voir avec la chasse aux musulmans et aux musulmanes, mais a tout à voir avec la liberté de conscience ».
Un rappel qui, selon elle, s’impose particulièrement à Gérard Caudron, maire actuel de Villeneuve d’Ascq. Selon lui, l’Europe est protégée par « Israël face à l’islamisme conquérant », y compris « au cœur même de certains quartiers de nos villes » (source : blog de Gérard Caudron, « MA VIE… que c’est long le chemin », 19-04-2025). Face à de tels discours, une réponse s’impose pour Mathilde Panot : « le dégager, lui et sa majorité » afin « d’ouvrir une autre perspective à Villeneuve-d’Ascq ».
Cette alternative, les insoumis·es la portent à travers le programme défendu par Ugo Bernalicis, celle d’une « nouvelle France, qui ne trie pas entre ses enfants », fondée sur le partage et la solidarité. Cela passe par des mesures fortes contre le racisme et les discriminations : accompagnement juridique des victimes, maire partie civile en cas de plaintes, plan d’actions d’éducation et de sensibilisation et solidarité internationale, pour « faire vivre l’État de droit », condition essentielle du vivre-ensemble.
Comme l’a rappelé avec le sourire Ugo Bernalicis, même à raison d’une minute par mesure, il faudrait toute une soirée pour présenter les 350 propositions du programme Faisons mieux pour Villeneuve d’Ascq.
Faire mieux ? D’abord, pour la jeunesse. Le tout, dans une ville où près de 48 % des habitants ont moins de 29 ans, une large partie d’entre eux — notamment dans les quartiers populaires — « est laissée pour compte, voire méprisée ». Les insoumis·es défendent des mesures « qui accompagnent les jeunes, quelle que soit leur situation » et à chaque étape de leur vie : développement des crèches, périscolaire renforcé, aide aux devoirs gratuite. Ensuite, maisons de la jeunesse, centre municipal du jeu vidéo, plus d’éducateurs de rue… Prévenir et émanciper plutôt que punir.
L’objectif est clair : redonner pouvoir et autonomie à la jeunesse… et à tous les habitant·es. À terme, 100 % des investissements seront décidés par la démocratie directe, quartier par quartier, avec l’appui de chercheurs pour « n’oublier personne dans le processus ». Reprendre le pouvoir, aussi, sur notre alimentation, en passant la cantine en régie publique, en créant une ferme communale maraîchère et en posant les bases d’une sécurité sociale municipale de l’alimentation.
Parce que manger à sa faim et sainement est un droit — tout comme le logement. Un droit rappelé avec force : « Aux bailleurs qui nous écoutent, la fête est finie […] À Villeneuve-d’Ascq, nous ferons respecter les droits. » Cela passera par des arrêtés d’insalubrité, des contrôles municipaux renforcés et, si nécessaire, des actions en justice.
Par François Delafosse et Garance Guilleret-Givers
| Date | Nom | Message |