Municipales 2026 – À Metz, Manuel Bompard et Charlotte Leduc en meeting pour faire gagner la liste « Metz en commun »

samedi 24 janvier 2026.
 

À deux mois des élections municipales, deux pas séparaient Charlotte Leduc du pupitre le 14 janvier au centre Saint-Denis de La Réunion. « Ce que nous faisons là, avec Metz en Commun, est éminemment politique, c’est une étape essentielle de la victoire de notre camp, celui de la gauche de rupture, celui de la justice sociale, de la solidarité, de l’écologie et de la paix ».

Comme l’a rappelé Barbara, militante insoumise, il y a deux ans, l’ancienne députée portait les engagements du programme du Nouveau Front Populaire à l’Assemblée nationale. Aux côtés du coordinateur de La France insoumise et député des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard, la candidate de « Metz en Commun » portait ce soir-là les engagements de son programme pour la ville de Metz lors d’un meeting rassemblant plus de 350 personnes. Depuis 6 mois, Metz en Commun a rassemblé militants et citoyens autour d’un projet populaire et social, face à la gestion de la droite locale. Notre article.

Un projet construit avec les grands acteurs du monde associatif de Metz

Plusieurs intervenants ont pris la parole au pupitre de Metz en Commun. Anne-Marie, éducatrice spécialisée, militante du collectif « Protect 57 », a souligné l’ancrage social de la campagne, notamment sur la protection de l’enfance.

Fernand Beckrich, président de l’association pour la gratuité des transports, a affirmé son soutien à Metz en Commun et mis en avant la volonté de faire de la gratuité des transports un axe central de la politique municipale.

Pour Jean-François Secondé, co-chef de file de Metz en Commun, « le soutien de ces citoyennes qui ont porté ces luttes locales et ont une expérience de terrain est infiniment précieux. Anne-Marie a parlé avec son cœur et ses 40 ans de militantisme dans la protection de l’enfance ».

Une dynamique militante déjà en marche

Devant une salle nombreuse, Charlotte Leduc a ouvert le meeting en soulignant que la campagne messine ne commençait pas ce soir, mais était déjà vivante depuis des mois : « Notre campagne a déjà bien commencé, depuis des mois, grâce à des militantes et militants déterminés », rappelant le travail de terrain effectué en tractage, en porte-à-porte et sur les marchés.

L’ambiance était résolument populaire, avec un appel appuyé à saluer les militants présents : « Merci à elles et eux qui font cette campagne : les militants de La France insoumise, et les camarades issus des collectifs de luttes locales… Ce sont elles et eux Metz en Commun ! »

Un programme construit avec les Messins

Charlotte Leduc a également insisté sur la construction collective du programme, fruit de longs mois de travail, d’ateliers, de discussions et d’agoras citoyennes dans les quartiers. « Ce programme, c’est le vôtre ! Ce livret de 163 mesures couvre l’essentiel des besoins quotidiens : démocratie locale, logement, mobilités, lutte contre les discriminations, pauvreté, culture et écologie ».

Une mesure phare : la gratuité totale des transports en commun à l’issue du mandat

Metz en Commun s’engage à mettre en place la gratuité des transports en commun au cours du mandat, avec une montée en charge progressive en commençant par les jeunes et les ménages modestes.

« Nous avons sept ans pour mettre en œuvre cette mesure et nous le ferons », a affirmé Charlotte Leduc. Pensée comme une mesure de justice sociale et écologique, la gratuité vise à réduire les pollutions sans faire peser l’effort sur celles et ceux qui dépendent des transports au quotidien.

De l’accès au logement et de la lutte contre le sans-abrisme Un autre axe fort du projet porte sur le logement. Charlotte Leduc a rappelé l’urgence d’agir : « À Metz, il y a plus de 8 300 demandes de logement social qui sont en attente. Nous utiliserons nos pouvoirs de police pour réquisitionner les bâtiments vides… Nous mettrons à disposition les bâtiments publics inutilisés plutôt que de les céder à des spéculateurs », affirmant la volonté de viser un objectif ambitieux : zéro personne à la rue à Metz.

Ce volet trouve un écho tragique dans l’actualité messine, avec le décès récent d’un homme sans-abri en pleine période hivernale.

Tourner la page de la droite locale

Pour Charlotte Leduc, la campagne municipale est aussi l’occasion de rompre avec le bilan de François Grosdidier. « Nous sommes l’union populaire qui mettra un terme au passage désastreux de François Grosdidier à la mairie de Metz », a-t-elle affirmé.

La candidate dénonce une politique marquée par la hausse des tarifs des services publics, la baisse massive des subventions aux associations et une orientation sécuritaire « faite de coups de menton », entre uniforme à l’école et vidéosurveillance généralisée. Elle fustige enfin une gestion « menée à grands renforts de communication, qui coûte un pognon de dingue aux Messines et aux Messins ».

Des municipales à la présidentielle de 2027

Présent à Metz pour soutenir la liste, Manuel Bompard a rappelé l’importance d’une présence forte de La France insoumise dans les grandes villes et l’enjeu de ces municipales pour la gauche de rupture. Dans une interview à la presse locale, il a souligné que le premier tour serait décisif pour permettre ensuite l’union des forces progressistes dans la perspective d’un second tour.

Cette stratégie, déjà mise en avant dans d’autres communes, vise à proposer une alternative sociale, écologique et démocratique à une gestion municipale conservatrice.

Durant sa prise de parole, ce dernier a insisté sur combien ces municipales étaient cruciales dans la perspective de la présidentielle de 2027. Dans une Moselle déjà marquée par d’importantes victoires du RN, Metz est en mesure de devenir une ville antifasciste et antiraciste.


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