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Vendredi 12 décembre 2025, plus de 150 personnes se sont réunies à Saint-Étienne pour l’inauguration du local de campagne de Valentine Mercier, candidate de la France insoumise aux élections municipales. Une affluence massive qui marque un lancement de campagne sous le signe de l’espoir, de la rupture politique et de la détermination collective à tourner la page d’un système à bout de souffle.
Dès les premières minutes, le ton était donné. Dans un local plein à craquer, habitants, militants et sympathisants ont répondu présents. La soirée a été rythmée par des prises de parole fortes, des échanges chaleureux et une conviction partagée : cette campagne peut gagner. Sur le terrain, l’accueil est enthousiaste. Les discussions menées ces dernières semaines dans toute la ville l’ont montré : une attente urgente existe pour une alternative populaire, sociale et démocratique.
Dans un contexte local marqué par l’affaire Perdriau et une droite fragilisée, cette candidature de rupture prend une dimension particulière. À Saint-Étienne, les scores élevés de la France insoumise lors des derniers scrutins placent la ville parmi les grandes villes les plus favorables à une victoire de la France insoumise.
Face à des adversaires installés depuis des décennies et adeptes du cumul des mandats, Valentine Mercier, d’ailleurs seule femme candidate à cette élection, incarne la rupture politique attendu par de nombreux habitants, en rompant avec le cumul des mandats et les carrières politiques à rallonge.
Parmi les participants, de nombreux habitants sont venus témoigner de leur engagement. Mourad, vendeur en électroménager, explique : « Je suis fatigué des promesses, des scandales et du sentiment d’abandon. Je comprends la colère des gens, je la partage. Mais je crois aussi qu’on peut transformer cette colère en quelque chose de constructif. Pas contre les autres, mais avec les autres. Mon engagement aux côtés de Valentine Mercier, c’est celui d’un habitant qui veut une ville plus humaine, plus juste, plus redistributive, plus participative. Une ville où l’on se parle, où l’on se respecte, où l’on construit ensemble au lieu de se diviser. »
Margot, 29 ans, serveuse dans un quartier populaire de la ville, souligne quant à elle la constance de l’engagement insoumis : « Je vois des militants LFI depuis des années dans mon quartier, ce sont les seuls qu’on voit en dehors des élections. Ils sont partout, à chaque manif, à chaque fois qu’il y a un problème dans le quartier (avec les bailleurs sociaux, quand un service public disparaît…). Pour moi, il n’y a aucune hésitation. LFI sont les seuls à ne jamais trahir, localement comme nationalement. »
Andrée Taurinya, députée LFI-NFP de la Loire, l’a rappelé lors de son discours : « Non, nous ne pouvons pas séparer le local du national. Il faut être cohérent : comment peut-on se revendiquer d’un programme de gauche localement lorsque l’on vote pour des coupes budgétaires drastiques pour les collectivités locales, pour l’hôpital, pour les associations (…) Les votes du budget du PS à l’Assemblée ont des conséquences directes et concrètes sur les Stéphanoises et les Stéphanois. »
La candidature de Valentine Mercier s’inscrit dans cette cohérence : faire de Saint-Étienne un laboratoire de la résistance et de la révolution citoyenne, contre l’austérité et pour une politique réellement au service des habitants.
Les Insoumis ne laissent aucun doute : avec un programme de rupture inspiré du communalisme, il est affirmé la volonté de « changer la vie des Stéphanoises et des Stéphanois ».
Les premières mesures annoncées comprennent : la mise en place d’un RIC municipal et d’un référendum révocatoire, l’absence de tout marché ou partenariat avec des entités impliquées dans des violations graves des droits humains (génocide, apartheid, etc.), l’amélioration du réseau STAS dans les quartiers mal desservis, la mise en œuvre de la règle verte par une réelle planification écologique, le redéploiement d’une police de proximité et d’éducateurs de rue, ainsi que la préemption des locaux vacants afin de réinstaller des commerces de proximité à loyers modérés pour redynamiser les quartiers abandonnés.
S’y ajoutent la création d’un permis de louer pour lutter contre l’habitat insalubre et la mise en place d’une régie municipale, des investissements massifs dans l’éducation avec des fournitures scolaires gratuites, 50 % d’ATSEM en plus et 60 millions d’euros pour la rénovation des écoles (isolation phonique et thermique, chauffage, végétalisation), la mise en place de cantines bio, locales et gratuites, des investissements importants dans les équipements pour la jeunesse (piscines, terrains de sport, activités culturelles et créatives) ainsi que la création d’un bureau municipal des discriminations.
Le prochain rendez-vous est donné le 7 janvier à 19 h au local de campagne (45 rue Gambetta, Saint-Étienne) pour la présentation de l’ouvrage de la Boétie « Pour un nouveau communalisme » avec Antoine Salles-Papou, co-auteur et co-responsable de l’école de formation.
Par Anaëlle Dos Santos
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