Analyse des causes et des conséquences de la guerre en Ukraine.

jeudi 11 septembre 2025.
 

Nous nous attelons ici à une tâche relativement ardue : celle d’analyser les origines et les conséquences de la guerre en Ukraine. Ce n’est pas en se référant aux médias dominants ou aux positions de tel ou tel parti politique institué qu’il est possible de répondre à cette question si l’on veut s’appuyer exclusivement sur des faits.

Compte tenu de l’extrême dangerosité de la politique belliciste des gouvernements européens à l’encontre de la fédération de Russie, relayée par la propagande forcenée des grands médias, et étant donné les bases largement erronées sur lesquelles elle s’appuie, il nous a paru nécessaire d’apporter, sans parti pris, aux citoyens des éléments factuels permettant de se construire une opinion indépendante concernant la genèse et les conséquences de la guerre en Ukraine. D’autant plus que nous avons conscience que le temps nécessaire à l’élaboration d’une vision claire et juste des choses dépasse largement celui dont dispose la plupart d’entre nous.

Comment la guerre en Ukraine a été provoquée par les néoconservateurs américains et leurs complices européens.

Tribune libre

1 – la guerre en Ukraine est bien une guerre initiée par les États-Unis et non par la Russie.

1.1 – les sources américaines.

a) Marco Rubio , en tant que secrétaire d’État américain, a qualifié le conflit en Ukraine de « guerre par procuration » entre les États-Unis et la Russie lors d’une interview accordée à Sean Hannity sur Fox News le 5 mars 2025. Il a déclaré : « Franchement, c’est une guerre par procuration entre deux puissances nucléaires : les États-Unis, qui soutiennent l’Ukraine, et la Russie. Elle doit prendre fin * b) Jeffrey Sachs, célèbre économiste aux États-Unis, a tenu des propos selon lesquels le conflit en Ukraine serait une guerre par procuration provoquée par les États-Unis pour affaiblir la Russie, avec l’Ukraine utilisée comme un pion dans ce contexte géopolitique. Voici une analyse basée sur ses déclarations publiques : Sachs, économiste et professeur à l’Université de Columbia, a exprimé à plusieurs reprises l’idée que la guerre en Ukraine n’est pas simplement une agression unilatérale de la Russie, mais un conflit dont les racines remontent à des actions américaines, notamment l’élargissement de l’OTAN vers l’est et l’ingérence dans la politique ukrainienne. Par exemple dans une interview avec Tucker Carlson (citée dans des publications sur X), Sachs a déclaré que la guerre en Ukraine « n’est pas une guerre entre la Russie et l’Ukraine, mais plutôt entre les États-Unis et la Russie », suggérant que les États-Unis ont orchestré le conflit pour affaiblir la Russie. Il a affirmé que l’objectif américain n’était pas d’aider l’Ukraine, mais d’utiliser le pays pour des objectifs stratégiques contre la Russie. Dans un article publié sur son site (23 mai 2023), Sachs écrit que « la guerre en Ukraine a été provoquée par les États-Unis de manière que les principaux diplomates américains l’avaient anticipée depuis des décennies », pointant du doigt l’élargissement de l’OTAN et le renversement du président ukrainien Viktor Ianoukovytch en 2014, dans lequel il affirme que les États-Unis ont joué un rôle actif. Il soutient que ces actions ont conduit à une escalade des tensions aboutissant à l’invasion russe de 2022.

Dans un discours au Parlement européen (février 2025), Sachs a critiqué la politique étrangère unilatérale des États-Unis, qualifiant la guerre en Ukraine de « pure guerre par procuration » où les États-Unis auraient poussé l’Ukraine à poursuivre le conflit pour maintenir l’hégémonie occidentale, au détriment de centaines de milliers de vies ukrainiennes. Il a également mentionné l’intervention des États-Unis pour bloquer un accord de paix en avril 2022 à Istanbul.

Dans une interview avec JURIST (30 juin 2023), Sachs a identifié deux causes principales du conflit : l’élargissement de l’OTAN vers l’Ukraine, malgré les objections russes, et le renversement de Ianoukovytch en 2014, qu’il décrit comme soutenu par les États-Unis, créant un régime russophobe en Ukraine et déclenchant une guerre civile dans le Donbass. Il considère ces événements comme des provocations américaines ayant conduit à l’invasion russe. *

c Noam Chomsky, célèbre linguiste progressiste américain, a exprimé des points de vue suggérant que les États-Unis et l’OTAN ont joué un rôle provocateur dans le conflit en Ukraine, en particulier à travers l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ce qui aurait poussé la Russie à intervenir militairement. Il a qualifié la guerre en Ukraine de « guerre par procuration » menée par les États-Unis et l’OTAN contre la Russie, en utilisant l’Ukraine comme un outil stratégique pour affaiblir la Russie. Voici une synthèse de ses propos basée sur des sources disponibles : Contexte de l’expansion de l’OTAN : Chomsky a régulièrement souligné que l’élargissement de l’OTAN vers les frontières russes, en violation des engagements pris envers Gorbatchev à la fin de la guerre froide, constitue une provocation majeure. Il cite des diplomates américains comme George Kennan et Jack Matlock, qui ont averti que cette expansion était perçue comme une menace directe par la Russie. Selon Chomsky, l’intégration potentielle de l’Ukraine dans l’OTAN, soutenue par les États-Unis, a exacerbé les tensions, la Russie considérant cela comme une « ligne rouge ».

Guerre par procuration : Dans plusieurs entretiens, notamment avec Truthout, Chomsky a affirmé que les États-Unis mènent une guerre par procuration en Ukraine, en fournissant un soutien militaire massif à l’Ukraine pour prolonger le conflit et affaiblir la Russie, dans l’espoir d’un changement de régime à Moscou. Il note que la politique officielle des États-Unis est de continuer la guerre jusqu’à ce que la Russie soit significativement affaiblie, ce qui, selon lui, reflète une stratégie géopolitique plutôt qu’une préoccupation pour la sécurité de l’Ukraine.

Provocation et responsabilité : Chomsky ne justifie pas l’invasion russe qu’il condamne résolument Cependant, il argue que l’invasion n’était pas « non provoquée », contrairement au narratif dominant en Occident. Il pointe du doigt des actions comme l’entraînement militaire conjoint OTAN-Ukraine, la fourniture d’armes lourdes et l’absence de soutien américain à Zelensky pour appliquer les accords de Minsk II, qui auraient pu désamorcer la crise. Critique de la censure et de la propagande : Chomsky a également dénoncé la censure aux États-Unis, qui, selon lui, empêche le public d’accéder à la perspective russe sur le conflit, renforçant ainsi une vision unilatérale qui occulte le rôle provocateur de l’Occident. * Voici différents ouvrages qui vont dans le même sens.

2 – Ouvrage et rapports sur la géostratégique nord-américaine pour affaiblir et marginaliser la fédération de Russie.

Defense Planning Guidance (DPG) de 1992 Auteurs : Paul Wolfowitz, sous la direction du secrétaire à la Défense Dick Cheney. Contenu : Ce document interne du Pentagone, révélé par le New York Times en 1992, prône une stratégie pour maintenir l’hégémonie américaine en empêchant l’émergence de rivaux, notamment dans l’espace post-soviétique. Il suggère l’utilisation de la force militaire pour contrer toute tentative de la Russie de restaurer son influence. Impact : Bien que révisé après sa fuite, le DPG a influencé la politique étrangère américaine des années 1990, notamment l’expansion de l’OTAN.

"Strategic Vision : America and the Crisis of Global Power" (2012) Auteur : Zbigniew Brzezinski Contenu : Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité nationale sous Carter, argue que les États-Unis ont manqué une opportunité unique dans les années 1990 pour consolider leur position de superpuissance mondiale. Il critique l’absence d’une politique de containment plus ferme envers la Russie et propose une stratégie pour limiter son influence, notamment via l’intégration des pays de l’ex-URSS dans les structures occidentales. Il souligne l’importance de l’Ukraine comme pivot géopolitique pour affaiblir la Russie.

Citation clé : Brzezinski, dans son ouvrage The Grand Chessboard (1997), écrivait déjà que l’Ukraine était essentielle pour empêcher la Russie de redevenir une puissance impériale.

"Rebuilding America’s Defenses : Strategy, Forces, and Resources for a New Century" (2000) Auteur : Project for the New American Century (PNAC), dirigé par des néoconservateurs comme William Kristol et Robert Kagan. Contenu : Ce rapport, publié en septembre 2000, promeut la suprématie militaire et géopolitique des États-Unis dans un monde unipolaire. Il appelle à une stratégie proactive pour contrer les puissances émergentes, y compris la Russie, en renforçant les alliances comme l’OTAN et en déployant des systèmes de défense antimissile. Le document voit la Russie comme une menace potentielle à long terme.

"Extending Russia : Competing from Advantageous Ground" (2019) Auteur : RAND Corporation Contenu : Ce rapport examine des stratégies non militaires et militaires pour "étendre" la Russie, c’est-à-dire l’affaiblir en l’obligeant à disperser ses ressources. Il propose des mesures comme l’accroissement des sanctions économiques, le soutien aux mouvements pro-occidentaux dans l’espace post-soviétique, et l’augmentation de la présence militaire de l’OTAN en Europe de l’Est. Le rapport est explicite sur l’objectif d’affaiblir la Russie économiquement et militairement. Lien : Disponible sur le site de la RAND Corporation.

"The Cold War : A New History" (2006) Auteur : John Lewis Gaddis Contenu : Cet ouvrage historique analyse la guerre froide et ses prolongements dans les relations russo-américaines post-1991. Gaddis soutient que les États-Unis ont cherché à consolider leur victoire idéologique et géopolitique en marginalisant la Russie, notamment via l’expansion de l’OTAN et le soutien aux réformes économiques pro-occidentales dans les années 1990. Il contextualise les tensions actuelles comme une conséquence de cette stratégie.

"Russia’s Approach to Conflict – Implications for NATO’s Deterrence and Defence" (2015) Auteur : David Johnson, NATO Defence College Contenu : Ce rapport analyse la modernisation militaire russe sous Poutine et propose des contre-stratégies pour l’OTAN, incluant une présence militaire accrue en Europe de l’Est et des sanctions économiques pour limiter la capacité de la Russie à projeter sa puissance. Il reflète l’approche américaine de containment face à la résurgence russe.

"The Grand Chessboard : American Primacy and Its Geostrategic Imperatives" (1997) Auteur : Zbigniew Brzezinski Contenu : Cet ouvrage influent soutient que les États-Unis doivent maintenir leur primauté géopolitique en contrôlant l’"échiquier eurasiatique". Brzezinski identifie l’Ukraine comme un pivot stratégique pour empêcher la Russie de redevenir une puissance impériale. Il prône une stratégie combinant l’intégration des pays de l’ex-URSS à l’Occident et l’isolement progressif de la Russie. Citation clé : "Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire eurasiatique."

"Russian Energy Policy and Military Power" (2008) Auteur : Pavel K. Baev Contenu : Cet ouvrage explore comment les revenus énergétiques russes ont été utilisés pour relancer la puissance militaire sous Poutine. Il suggère que les États-Unis doivent contrer cette résurgence en réduisant la dépendance européenne au gaz russe et en imposant des sanctions pour limiter les ressources financières de la Russie.

Tous ces ouvrages considèrent donc la Russie comme un ennemi potentiel qu’il faut non seulement limiter dans son influence mais affaiblir sur tous les plans. La prolifération des pays de l’OTAN vers l’est (son nombre passant de 14 à 32), les différentes révolutions colorées organisées par la CIA à sa périphérie (Géorgie, Ukraine,…), les tentatives d’infiltration des mouvements d’opposition intérieure par des agents de la CIA ou des organismes financés par la NED et l’USAID sont analysés par les Russes comme une opération d’encerclement et de déstabilisation pour provoquer un effondrement économique et politique de leur pays. Il en résulte évidemment depuis les années 2001 recrudescence du nationalisme en Russie.

En outre, les stratégies américaines ont parfois produit des effets contre-productifs. Par exemple, l’expansion de l’OTAN et les sanctions ont revitalisé l’alliance militaire russo-chinoise et renforcé la posture nationaliste de Poutine, comme le souligne George Friedman. De plus, les interventions américaines dans des régions comme le Moyen-Orient (Irak, Syrie) ont offert à la Russie des opportunités pour regagner de l’influence, notamment via son intervention en Syrie en 2015. Conclusion : ce n’est pas la propagande pro-russe qui explique ici que la guerre en Ukraine a été provoquée par les États-Unis contre la Russie mais différent analystes influent des États-Unis. Ceci complète l’article que nous avons publié sur notre site : La construction géostratégique de la guerre en Ukraine . https://www.gauchemip.org/spip.php?...

On peut se référer aussi à l’excellente conférence de François Asselineau (dont je ne suis pas pour autant un adepte) , historiquement documenté, sur la politique de fragmentation des états pratiqués par les États-Unis https://www.youtube.com/watch?v=Zy2...

Concernant la cause fondamentale de la guerre en Ukraine, il est incontournable de visionner la vidéo suivante : Ivan Katchanovski : Le massacre de Maïdan en Ukraine a changé le monde https://www.youtube.com/watch?v=1Ze...

en annexe, on trouvera la stratégie britannique séculaire d’affaiblissement et de fragmentation à l’encontre de la Russie.

3 – Planification de la stratégie d’ingérence des États-Unis en Ukraine pour contraindre la Russie à intervenir militairement en Ukraine.

Mais la question qui se pose est de savoir comment cette guerre a été provoquée ou plus exactement comment la fédération de Russie a été contrainte d’intervenir militairement en Ukraine. Ce n’est évidemment pas en se référant aux médias dominants comme BFMTV,Cnews, France Inter, LCI, Le Monde, Libération Le Figaro que l’on pourra avoir quelconque explication fondée sur des faits. On retrouve dans le narratif dominant toutes les caractéristiques de la propagande de guerre : ne jamais fait référence à l’historique du conflit, personnaliser et diaboliser le supposé agresseur, marginalisé et intimidé toute personnalité tenant un discours s’écartant du narratif dominant, interdiction d’accès à toutes les sources d’information du pays supposé agresseur (en l’occurrence la Russie), manichéisme avec deux camps : les bons, nous et les méchants, les autres. En l’occurrence, les autres ce n’est pas seulement la Russie mais les 150 pays refusant de recourir à des sanctions économiques contre la Russie (représentant 84 % de la population mondiale) ce qui suit est fondé sur des faits réels documentés et non sur un narratif construisant un réel fictif. Les faits réels relatés ici figurent 15 ouvrages sur la guerre en Ukraine dont on trouvera la liste plus loin. ( §11) Il y a convergence de toutes les analyses sur les points suivants que je résume par étape sans trop entrer dans les détails que l’on trouve dans les ouvrages cités.

Voici comment la guerre en Ukraine a été planifiée par le pouvoir politique des États-Unis. Étape 1 : mise en place d’un soft power anti russe en Ukraine depuis 2004 au moins : coût : 5 milliards de dollars (source la secrétaire d’État Victoria Nuland). Cette propagande est relayée par des grands médias ukrainiens contre les parts des oligarques pro-occidentaux. Étape 2 : fondations et activation d’un parti nationaliste centre-droit – extrême droite : Ukraine, soulève-toi au printemps 2013. L’identité des animateurs est détaillée dans différents livres répertoriés au paragraphe 11 . Ainsi naît le mouvement Euro-Maïdan appelé joliment « révolution de la dignité ». Il S’appuie certes sur un mécontentement d’une partie de la population mais a été amplifié, encadré et manipulé par des personnalités politiques nationalistes pro-occidentales, des O.N.G occidentales financées par la NED et encadrées par la CIA. Étape 3 : provoquer un blocage de la négociation pour un accord de coopération entre l’union européenne et l’Ukraine en refusant une négociation tripartite avec la Russie qui avait déjà des accords économiques importants avait Ukraine et en proposant un accord déséquilibré au désavantage du gouvernement ukrainien de l’époque cela permet ainsi un refus de la signature de l’accord en novembre 2013 par le président taxé abusivement de « pro russe ». L’effet recherché est ainsi atteint : on fait croire que le mouvement Euro Maïdan naît en novembre 2013 conséquemment aux réactions contre le refus de signer cet accord, polarisant ainsi le mécontentement sur le président ukrainien de l’époque.

Étape 4 : organisation du coup d’état avec la participation d’éléments ultranationalistes et néonazis. Les manifestations massives se déroulent à Kiev et dégénèrent dans la violence par l’action des groupes ultranationalistes et néonazis. Cela débouche sur un véritable coup d’état (dont le processus est décrit dans plusieurs livres précédemment cités) aboutissant à la mise en place d’un gouvernement sous contrôle des États-Unis. Les ministres sont choisis par Victoria Nuland. Cela aurait pu être évité par une réunion de conciliation entre les manifestants, le président avec la médiation de représentants européens qui auraient pu aboutir à des élections réglementaires dont l’issue n’aurait pas forcément été favorable à Washington. Cette réunion a été sabordée par les extrémistes avec le soutien des États-Unis.

Étape 5 : provoquer une réaction violente de la population russophone du Donbass, de la Crimée et du sud de l’Ukraine.

La première mesure prise par l’assemblée fantoche illégale est d’interdire la langue russe comme langue officielle. Il s’agit clairement d’une provocation. Cette situation provoque des mouvements de contestation et de révolte de la population russophone notamment du Donbass et du sud de l’Ukraine ainsi qu’en Crimée L’objectif est ici de créer une guerre civile entre deux fractions du peuple ukrainien : celle qui s’oppose au gouvernement et l’autre plutôt situé à l’ouest de l’Ukraine qui soutient le nouveau gouvernement.

Étape 6 : provoquer et organiser la répression contre la population russophone. ces ukrainiens russophones contestent la validité de la nouvelle assemblée du gouvernement ainsi que l’attaque faite contre la langue russe. Le gouvernement envoie l’armée pour réprimer les contestataires mais une large partie de l’armée régulière refuse d’utiliser leurs armes contre leurs congénères et une partie non négligeable se joint avec leurs armes et leurs équipements aux contestataires autonomistes nommés abusivement séparatistes à ce moment. Cette répression durera jusqu’en février 2022.

Étape 7 : exploiter au maximum la situation d’insurrection en Crimée en présentant la Russie comme un envahisseur qui doit être sévèrement sanctionné.

En Crimée, séjournent, depuis un accord de 1997 entre le gouvernement russe et le gouvernement ukrainien, 25 000 soldats russes qui s’occupent de la flotte de la mer Noire. D’autre part, toujours en Crimée, séjournent 22 000 soldats ukrainiens dans différentes bases. Une grande majorité d’entre eux, 20 000, se débarrasse de leurs insignes ukrainiennes et rejoignent avec les 25 000 soldats russes les « séparatistes ». Les médias occidentaux ont fait croire à l’envoi d’un corps expéditionnaire vers la Crimée faisant ainsi croire qu’il s’agissait d’une invasion téléguidée par Moscou. Mais cette fable a évidemment un rôle géopolitique important. Sur cette question il est donc nécessaire d’avoir une information historique digne de ce nom.

Rappelons qu’en 1990 a eu lieu un référendum en URSS restituant l’indépendance de la Crimée comme république autonome se détachant ainsi de l’Ukraine dont elle était rattachée depuis 1954. Après son indépendance en 1991, le gouvernement ukrainien ne reconnaît pas l’indépendance de la Crimée et l’annexe deux forces. En 1994 un référendums organisés en Crimée demande son rattachement à la Russie avec une très large majorité. Refus de l’Ukraine. Puis en mars 2014, l’assemblée législative de Crimée organise un référendum pour déterminer si la Crimée fait de son rattachement à l’Ukraine ou à la Russie : avec une écrasante majorité, la population de Crimée demande son rattachement à la Russie. Une fois de plus, le gouvernement ukrainien refuse avec l’appui des forces occidentales. Mais l’assemblée générale de l’ONU ne valide pas non plus ce référendum. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes semble donc être à géométrie variable dans le droit international. Suite à ce vote, la fédération de Russie annexe la Crimée. Cela va permettre aux États-Unis et plus largement aux occidentaux d’affirmer que la Russie serait un pays expansionniste. Une première pluie de sanctions économiques accompagne cette annexion. Ces sanctions économiques sont illégales n’étant pas validées par l’ONU.

Étape 8 : militarisation de la répression contre les ukrainiens russophones avec l’aide militaire occidentale d’avril 2014 à février 2022 déclenchements d’une forme de nettoyage ethnique.

Ainsi à partir de mars – avril 2014 la répression du gouvernement ukrainien s’intensifie contre les « séparatistes » avec l’appui d’une aide militaire occidentale. Pour ce travail, s’apparentant à une épuration ethnique, le gouvernement ukrainien utilise les forces paramilitaires ultranationalistes, fascistes et néonazies pour anéantir la résistance de la population russophone. C’est en fait une véritable guerre civile entre deux parties du peuple ukrainien : l’une russophone se référant à l’héritage de l’URSS et l’autre située surtout à l’ouest de l’Ukraine héritière du nazisme dont Bandera a été une figure emblématique érigée en héros du nationalisme ukrainien. Affirmer que « Le Peuple ukrainien » est agressé par une invasion de la part de la Russie et qu’il se mobilisent pour résister relève donc d’une fable savamment construite et intégrée par toutes les forces politiques occidentales à part quelques exceptions à droite et à gauche. Je vais indiquer au paragraphe 12 la liste des sites alternatifs à la mafia médiatique qui m’ont permis d’avoir une information factuelle permettant de sortir de la prison mentale construite par le narratif captif dominant.

Étape 9 : la provocation pour obliger la fédération de Russie à intervenir militairement en Ukraine.

Les différentes dispositions réglementaires diminuant le rôle officiel de la langue russe, en 2021 (suite à une loi votée en avril 2019) et, d’autre part, l’intention de réintégrer la Crimée par un décret présidentiel de février 2021, aggravent les tensions, en outre, la loi du 1er juillet 2021 sur le droit des peuples autochtones a suscité de vives réactions non seulement du gouvernement russe mais aussi d’organisation internationale pour la défense des droits humains et certains experts de l’ONU. : du fait que les populations russophones (et d’autres minorités ethniques comme par exemple les Roumains) n’était pas considéré comme autochtone et donc ne pouvait bénéficier des droits spécifiques décrites dans la loi. À partir de la mi-février 2022, le gouvernement ukrainien organise un envoi massif de troupes vers le Donbass et les bombardements s’intensifient d’une manière considérable, comme en témoignent les rapports de l’OSCE, initiant ainsi un massacre de masse. Il y avait déjà eu entre février 2014 et février 2022 au moins 14 000 morts dans le Donbass dont 80 % du côté séparatiste. Plusieurs milliers de civils ont été tués dont un bon nombre relève du crime de guerre selon les témoignages des journalistes Laure Bonnell et Christelle Néant ainsi que de fonctionnaires de l’OSCE. Ces exactions ont été sciemment et délibérément dissimulées par les médias occidentaux. Au-delà des différentes étapes décrites précédemment, une politique constante demeure : toutes les tentatives d’apaisement et de paix depuis le 21 février 2014 où une tentative de conciliation avait été organisée, les accords de Minsk de 2014 et de 2015 ont été sabotés par le gouvernement ukrainien appuyé par les Américains et ses vassaux européens. Comme l’ont avoué ultérieurement François Hollande et Angéla Merkel, les accords de Minsk ne servaient qu’à faire gagner du temps pour permettre un renforcement de l’armée ukrainienne en formation, en armes et en fortifications pour mener une guerre contre les Russes. Pourtant la signature de cet accord aurait permis d’éviter la guerre. Il est donc clair qu’il s’agit de perpétuer à tout prix un conflit contre la Russie. Cette stratégie guerrière est confirmée par le refus obstiné des occidentaux de signer toutes les propositions de paix proposées à partir du 24 février 2022 et notamment la proposition d’un accord à Istanbul en avril 2022. Cette stratégie est conforme à l’ensemble des rapports et ouvrages que nous avons mentionnés précédemment et donc, sur le fond, n’ont rien de surprenant pour toute personne informée sérieusement de la géostratégie américaine. Ce qui peut paraître plus surprenant c’est la volonté guerrière anti russe de gouvernements européens qui ont tout à perdre en prolongeant le conflit. Mais nous examinerons cette attitude irrationnelle plus loin.

4 – les objectifs de la fédération de Russie et de son « opération militaire spéciale » en l’Ukraine.

Compte tenu du risque d’une possible extermination des populations des quatre républiques autonomes de Donetsk, Lougansk, Kherson, Zaporijjia déclarées telles par les séparatistes ukrainiens à la suite d’un référendum (le 12 mai 2014) un accord d’assistance et de protection militaire a été établie entre les représentants de ces républiques RPD et RPL et le gouvernement de la fédération de Russie cet accord ayant été voté à l’unanimité à la douma. Cela a permis au gouvernement russe d’utiliser l’article 51 sur l’autodéfense de la charte des Nations unies, les résolutions 138 , 139 et 140 sur la responsabilité de protéger les populations en danger, votée au sommet de l’ONU en 2005. Évidemment les occidentaux préfèrent invoquer un autre principe du droit international : l’inviolabilité des frontières. Transposons cette situation dans une configuration analogue : supposons que le gouvernement belge tente d’exterminer la population francophone de Belgique. Le gouvernement français laissera-t-il le massacre s’effectuer pour ne pas violer la frontière ou interviendrait-t-il en application des articles précédents ?

Les objectifs de la fédération de Russie sont simples et ont été exprimés à plusieurs reprises par le gouvernement russe : démilitarisation de l’Ukraine, dénazification c’est-à-dire interdiction des partis nazis et des actions violentes contre la population russophone par les néonazis et ultranationalistes, interdiction à l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN pour éviter l’installation de base avec des missiles nucléaires à la frontière russe. L’intention des Russes n’était pas de conquérir du territoire comme en témoigne d’ailleurs leur accord à Istanbul en avril 2022 où il était envisagé que les Russes retirent toutes leurs troupes de l’Ukraine. Mais l’acharnement des occidentaux à poursuivre la guerre, oblige les Russes à occuper et protéger le territoire où habitent les russophones. C’est aussi simple que cela. Il s’agit grosso modo ou tout simplement du respect de la constitution de l’Ukraine votée le 28 juin 1996 où figurent les obligations de neutralité et le respect des minorités. Une remarque importante à faire à ce stade est la suivante : ce qui a déclenché « l’opération militaire spéciale russe » ce n’est pas la poussée de l’OTAN vers l’est qui s’est effectuée en plusieurs vagues (16 pays concernés sur 30 ans ) mais le début d’un massacre de masse dans le Donbass par le gouvernement ukrainien et ses supplétifs néonazis. Sans l’aide des pays occidentaux de l’OTAN, cette démilitarisation aurait déjà eu lieu dès le printemps 2023 (selon Jacques Baud). Au début de l’intervention militaire, l’armée russe eu quelques difficultés de logistique du fait qu’il fallait coordonner trois forces armées distinctes : l’armée russe, les forces militaires de la RPD et les forces militaires de la RPL.

Revenons aux exigences russes. Ces exigences ne coûtent pas un centime un pays comme la France mais en revanche son acharnement à continuer la guerre lui a déjà coûté plusieurs milliards d’euros et va encore lui en coûter plus.

5 – les objectifs des États-Unis.

Comme déjà vu, la guerre en Ukraine devrait permettre la réalisation d’un objectif : l’affaiblissement et si possible l’effondrement économique et politique de la Russie. Le deuxième objectif est d’empêcher une association économique entre la Russie et l’union européenne et notamment l’Allemagne ce qui constituerait à terme un bloc économique rival d’une puissance supérieur à celle des États-Unis. Le troisième objectif est d’affaiblir la concurrence russe dans le domaine énergétique notamment dans les exportations de gaz et de pétrole. Le quatrième objectif est d’affaiblir les BRICS. Le cinquième objectif est d’empêcher la Russie d’être un élément central de la coopération euro asiatique. Le sixième objectif est d’exploiter les ressources naturelles de l’Ukraine et sa vassalisation politique. Le septième objectif est de satisfaire le complexe militaro-industriel des États-Unis. Le huitième objectif est de faire oublier les problèmes sociaux intérieurs.

6 quels sont les objectifs des dirigeants européens ?

Il est difficile de comprendre quels pourraient être les objectifs des dirigeants européens en participant à un conflit régional qui ne leur rapporte aucun bénéfice économique. Comme le soulignent Jacques Baud et Caroline Galactéros, cette absence d’objectifs ne leur permet pas d’avoir une stratégie dans cette guerre. On peut s’en convaincre aussi en se référant à l’interview de Ray McGovern (ex officier de la CIA pendant 27 ans) en utilisant le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=5DY...

Vaincre la Russie ? En supposant que cela soit possible, pour quoi faire ? On peut néanmoins en imaginer deux : intégrer l’Ukraine dans l’union européenne c’est disposer d’une main-d’œuvre bon marché et docile ; utiliser l’alibi de cette guerre pour créer une Europe fédérale disposant d’une armée commune. Mais en réalité, les dirigeants européens ne disposent pas d’une politique étrangère propre : ils sont tout simplement alignés servilement sur celle des États-Unis au détriment des intérêts nationaux européens. On peut illustrer cela par un exemple récent : les États-Unis demandent à l’union européenne d’importer pour les trois prochaines années 750 000 000 000 de dollars d’énergie alors que les importations de l’union européenne de la fédération de Russie s’élevaient sur trois ans à 75 000 000 000 de dollars soient 10 fois moins. Nos amis américains semblent beaucoup plus intraitables et beaucoup plus en guerre contre nous que notre prétendu ennemi russe !

En fait, les trois chefs d’État les plus bellicistes sont ceux de la France, de l’Angleterre et de l’Allemagne dont la base politique est extrêmement fragile et dont le système économique est en voie d’effondrement. Créer un ennemi imaginaire : La Russie, leur permettant de faire oublier leurs responsabilités dans les énormes dégâts sociaux, économiques et financiers de leur pays. Brandir la menace d’un ennemi extérieur pour créer la peur et le repli autour du chef est une technique de manipulation des masses bien connue pour conserver le pouvoir. Il n’existe aucune trace écrite ou orale dans quelque rapport que ce soit indiquant que le gouvernement russe ait ’intention d’envahir l’Europe et au premier chef la France ! Et pourtant il serait absolument urgent d’investir massivement dans une économie de guerre pour faire face à la menace russe. On peut être étonné qu’un discours aussi grossièrement mensonger ne provoque la moindre réaction de la part de l’opposition politique en France. Rappelons en passant qu’en trois mois, la Russie produit plus de munitions que tous les pays de l’OTAN en un an, dispose de missiles hypersoniques inarrêtables et de l’arme nucléaire. Investir 5 % du PIB dans l’armement par obéissance au « Dady » américains est totalement irréaliste.

Cela relève, une fois de plus, du fantasme car on voit mal comment un pays comme la France avec une dette de 3500 milliards d’euros, avec un déficit de la balance commerciale énorme, avec des services publics en voie de désintégration, avec un record historique de faillite d’entreprises est une industrie ne représentant que 10 % du PIB pourraient consacrer 5 % et même 3 % de son PIB à l’armement. Et pourquoi faire ? Malgré une pluie de 27 000 sanctions économiques, malgré 310 milliards de dollars versés par les pays de l’OTAN (32 pays) à l’Ukraine, la Russie a eu en 2024 un taux de croissance de son PIB de 4,2 % (alors que l’Allemagne est en récession et que la croissance de la France avoisine 0,5 %), la Russie est sur le point de gagner la guerre contre l’OTAN. En réalité, les dirigeants européens ne peuvent avoir d’objectifs puisqu’ils vivent dans le monde de leurs désirs, de leur narcissisme et non pas dans le monde des réalités factuelles. Il est historiquement connu que la classe dominante tente toujours de faire partager son système de représentation du mondent au dominé : c’est la tâche qui est confiée aux médias dominants vous rencontrerez alors immanquablement dans votre entourage quelqu’un qui vous demandera avec inquiétude : est-il vrai que la Russie va nous attaquer ? On peut se reporter pour préciser nos propos à la vidéo suivant, déjà mentionnée. L’irrationalité de l’Europe et le retour de la guerre. McGovern évoque l’abandon par l’Europe de la raison, de la diplomatie et de la paix, alors que le continent peine à rester pertinent dans un monde multipolaire. Comment l’Allemagne est-elle devenue l’adversaire le plus détestée de la Russie, remplaçant ainsi les États-Unis ? McGovern a été analyste du renseignement à la CIA pendant 27 ans, a présidé les National Intelligence Estimates et a participé à la préparation du President’s Daily Brief. Il a reçu la Médaille de la reconnaissance du renseignement à sa retraite, qu’il a rendue en 2006 pour protester contre l’implication de la CIA dans la torture. https://www.youtube.com/watch?v=5DY...

7 – une Russie menaçant d’envahir l’Europe ?

Rappelons quelques données de base : la superficie de la fédération de Russie et de 32 fois la France est quatre fois la superficie totale des états de l’union européenne. Sa largeur couvre 11 fuseaux horaires. Sa population ne s’élève qu’à 143 – 145 millions d’habitants. L’un de ses problèmes économiques est une quantité de main-d’œuvre insuffisante pour faire face aux différents besoins économiques. Son taux de chômage est extrêmement bas : un tel taux est appelé frictionnel aux environs de 2,5 %. Cet immense pays riche en une multitude de matières premières a déjà beaucoup de mal à pouvoir exploiter tout son territoire. Pourquoi un tel pays s’aventurerait-il dans une guerre pour accroître son territoire ? En outre, cela s’accompagnerait d’un nombre considérable de pertes humaines qui affaibliraient encore son économie. On ne trouvera aucun document, comme on peut le faire aisément dans la littérature américaine pour la géostratégie américaine, décrivant des ambitions territoriales et hégémoniques de la fédération de Russie.

D’autre part, les mêmes qui parlent d’un danger d’invasion de la Russie en Europe nous présentent la Russie avec une armée déficitaire obligée d’utiliser des puces de machines à laver pour faire fonctionner ses missiles ! Un minimum de raisonnement montre bien le caractère charlatanàsque de ce genre d’affirmations. Au début de l’opération militaire spéciale, la Russie n’avait aucune ambition territoriale sur l’Ukraine comme en témoignaient son attitude lors de la négociation d’Istanbul en avril 2022. C’est l’obstination du gouvernement ukrainien avec les des occidentaux de bombarder les populations russophones qu’il a paru nécessaire avec les dirigeants des quatre républiques séparatistes d’annexer ce territoire pour éviter les massacres des populations. Le gouvernement russe pourraità l’avenir encore étendre son occupation sur le reste du territoire russophone comme Odessa par exemple mais certainement pas vers l’Ukraine de l’Ouest qui lui est profondément hostile et qui n’est pas menacé de destruction par le gouvernement en place. Prêter aux Russes intention d’envahir l’Europe relève d’une grossière manipulation qui s’inscrit dans une Europe capitaliste en crise économique avancée et dans un terreau politique très instable. Ne pouvant plus justifier pleinement la poursuite de l’aide militaire et financière à l’Ukraine en raison des avancées continues de l’armée russe malgré une aide de plus de 305 milliards de dollars des pays de l’OTAN, il faut donc trouver un autre justificatif : une invasion possible de l’Europe par la Russie. Mais ce type de mensonge est extrêmement dangereux car il permettrait de justifier aux yeux d’une opinion publique déconnectée des réalités une attaque massive en profondeur du territoire russe ce qui aboutira fatalement à une troisième guerre mondiale.

8 – les sanctions économiques contre la Russie : l’effet boomerang du réel.

Rappelons que les sanctions économiques contre la fédération de Russie ont été décidées par une petite quarantaine de pays sur 193 que compte l’ONU. C’est donc plus de 150 pays représentant environ 85 % de la population mondiale qui n’ont pas voté ces sanctions qui n’ont d’ailleurs jamais été validées par le droit international. Comme l’expliquent Jacques Baud et Jacques Sapir, les conséquences négatives sur l’économie russe ont été très limitées et ont plutôt eu globalement un aspect positif pour celle-ci. L’impact sur l’inflation a été de l’ordre de 1,5 % un impact sur la croissance du PIB quasi négligeable puisque la croissance économique en fédération de Russie en 2024 s’élevait à 4,2 % contre une récession de -0,2 % en Allemagne et une croissance quasi nulle en France de 0,5 %. Depuis 2014, la Russie s’est adaptée aux sanctions, et est devenue grâce à elles le premier exportateur mondial de céréales par la modernisation de ses techniques de production en agriculture. Dans l’industrie, avec une aide des chinois, elle est devenue de plus en plus autonome dans le secteur manufacturier , la production d’avions et d’automobiles n’ayant plus recours aux importations venant des pays occidentaux. Loin d’être isolée, la Russie a étendu et approfondi ses liens avec les pays dits du « Sud global ». Ses liens avec la Chine et l’Inde et aussi l’Indonésie se sont intensifiés. Cette tentative d’affaiblir et d’isoler la Russie a eu en fait une conséquence inverse : elle a donné l’exemple à de nombreux pays non occidentaux en leur montrant que l’on n’était pas obligé d’obéir comme des vassaux à des tenants de l’impérialisme américain. Ces 150 pays qui ont évidemment compris que la guerre entre l’Ukraine et la Russie était une guerre programmée entre les Américains et ses vassaux contre la Russie, ont vu dans cette guerre une cristallisation sur la Russie de tout ce qui est détestable dans l’arrogant impérialisme occidental : révolution de couleur, coup d’état, sanctions économiques, taxes douanières arbitraires, extra-territorialité du droit américain, etc. La saisie, pour ne pas dire le vol, de 300 milliards de fonds russes et l’interdiction d’utiliser des circuits financiers et bancaires occidentaux ont renforcé l’idée pour de nombreux investisseurs étrangers qu’il fallait avoir des supports commerciaux, bancaires et financiers ne dépendant plus des États-Unis et des Européens. Ces sanctions et la guerre en Ukraine ont donc constitué un accélérateur pour une meilleure structuration et un élargissement des BRICS, comme en témoignent les résolutions des deux derniers sommets de Kazan et de Rio. L’effet boomerang des sanctions prises contre la Russie a été dévastateur pour l’économie européenne et française :une hausse sans précédent du coût de l’énergie entraînant des milliers de faillites d’entreprises, une baisse du pouvoir d’achat des ménages, des pertes de plusieurs milliards d’euros pour des entreprises installées en Russie comme Renault par exemple. Nous pouvons compter sur nos gouvernants pour ne jamais faire le bilan de ce véritable désastre. La méconnaissance totale du fonctionnement de l’économie russe et aussi de son fonctionnement institutionnel résultant à la fois d’un manque de culture et doublé d’une suffisance méprisante a pu faire croire qu’une pluie de sanctions « mettrait à genoux » l’économie russe et provoquerait une crise politique interne. Mais l’expérience a montré que ces sanctions loin d’affaiblir, comme ils le souhaitaient, la Russie, se sont retournés contre les européens . Alors comment expliquer cette persévérance des dirigeants occidentaux à infliger des sanctions ? Ici, la réponse ne peut être rationnelle : elle relève de l’idéologie et même de la psychopathologie. De même, pourquoi continuer à livrer des armes quand on constate que ces aides non seulement n’empêchent pas la progression de la Russie sur le front mais provoquent des centaines de milliers de morts de soldats ukrainiens et des destructions massives d’infrastructures en Ukraine ? Cette guerre a provoqué l’exil de 8,5 millions d’ukrainien en Europe de l’Ouest et 2,5 millions en Russie. Plus la guerre dure, plus la Russie avance, doucement mais sûrement. Dorénavant 70 % à 80 % des nouvelles recrues militaires s’effectuent par la terreur et la force du gouvernement ukrainien qui n’a rien de démocratique. Cela provoque une résistance intérieure non seulement du côté des russophones mais aussi d’une partie des ukrainiens non russophones. Cette persévérance dans l’approvisionnement en armes va donc conduire à une crise politique interne en Ukraine. Là encore, la raison de cet entêtement ne peut s’expliquer par des intentions rationnelles mais par des raisons relevant de la haine et du racisme anti russe frappant des sociétés malades à la recherche d’un bouc émissaire. Bon nombre d’ukrainiens finiront par comprendre qu’ils sont utilisés comme de la chair à canon contre la Russie : qu’importent les pertes et les destructions pour l’Ukraine pourvu que l’on puisse affaiblir la Russie. Rappelons à ce sujet les paroles de François Hollande (février 2023)pensant s’adresser à l’ancien Président d’Ukraine Petro Porochenko, et du sénateur américain Lindsay Graham, la même année, que la guerre devait se poursuivre, s’il le fallait, « jusqu’au dernier ukrainien » !!! Jacques Baud qui faisait partie de la direction des services de renseignements suisses pendant la guerre froide et qui a travaillé avec les différents services de renseignements occidentaux fait remarquer qu’autrefois la relation antagonique avec les Russes était liée à des oppositions idéologiques entre le communisme et le capitalisme. Or cette opposition entre systèmes fondamentalement différents n’existe plus. Pourtant la russophobie actuelle chez de nombreux responsables politiques européens atteint un niveau d’intensité qui n’existait pas pendant la guerre froide. Nous n’examinerons pas ici, ce n’est pas l’objet de l’article, des racines multiples de la russophobie mais il est probable qu’en l’absence d’une connaissance sérieuse de la réalité actuelle de la fédération de Russie, de nombreuses personnes pensent encore que la Russie actuelle est toujours celle des soviétiques et que Poutine est un Staline bis, un ennemi déterminé des « droits de l’homme » dont l’Occident brandit sans cesse l’étendard à la face du monde. À cet égard, on peut mentionner The Road to Unfreedom : Russia, Europe, America (2018) par Timothy Snyder, qui explore les récits hostiles à l’égard de la Russie et leur exploitation en Occident, ainsi que certains articles de Ray Mc Govern dans des revues spécialisées. 9 – la dangerosité de la situation géopolitique mondiale actuelle.

Paramètres 1 : le système capitaliste avec son accompagnement idéologique néolibéral traverse une crise structurelle très importante (inégalités croissantes, endettement gigantesque de certains états notamment des USA) qui le pousse,. pour se maintenir au pouvoir face à une grande fraction de la population ne pouvant plus vivre de son travail, au recours à la guerre comme l’a montré maintes fois l’Histoire.

paramètres 2 : après cinq siècles de domination commerciale, industrielle et financière et l’effondrement des empires coloniaux, l’Occident européen et américain est en train de perdre son hégémonie impérialiste sur l’ensemble de la planète. Après la période des « pays non alignés », se construit une association de puissances économiques et politiques de grande ampleur décidées à ne plus se soumettre à cette hégémonie occidentale dont elles gardent en mémoire les dévastations qu’elles ont subies. Mais les dirigeants occidentaux ne sont pas décidés à reconnaître cette réalité qui remet en cause leurs soi-disant supériorités économique et culturelle séculaires. C’est pour eux insupportable. Ce n’est pas par hasard que les congrès des BRICS sont marginalisés dans les médias y compris dans les sphères démocrates et social-démocrates en Europe. Ne pouvant plus invoquer raisonnablement l’idée que ces pays sont arriérés technologiquement on invoque la dimension sociétale conservatrice de ces pays classés alors comme rétrogrades ou réactionnaires. On pourra ainsi, sans prendre la peine d’une étude historique, sociologique et anthropologique des us et coutumes de ces pays décrétés arriérés, entonner comme d’habitude la rengaine de notre supériorité morale, civilisatrice au nom des droits de l’homme et de la libération de la femme. Ce que je me risquerai à baptiser de progressisme néo colonial, en vient à dire, que ces pays se taisent et qu’ils s’alignent sur nos normes et nos valeurs, dont le caractère d’universalité s’impose pour ainsi dire naturellement et va dans le sens de l’Histoire. Il ne s’agit évidemment pas ici de critiquer les mouvements progressistes pour l’égalité des droits des hommes et des femmes, la lutte contre l’homophobie, etc. dans les pays occidentaux et ailleurs mais de dénoncer l’arrogance moralisatrice des donneurs de leçons dont la gauche élitaire (pour utiliser une expression de Jacques Bidet) s’est fait une spécialité. N’oublions tout de même pas que les révolutions colorées de déstabilisation et que les opérations militaires pour démanteler des états se sont faites sous la caution de « la défense des droits de l’homme » occasionnant des millions de morts et des mouvements migratoires massifs. Il est bien évident que ce genre d’attitude des occidentaux ne peut provoquer que le rejet d’une bonne partie de la population de ces pays considérés comme arriéré. Les différentes sociétés progressent à des rythmes différents sur les questions sociétales : la France a été l’un des derniers pays occidentaux à reconnaître le droit de vote des femmes et il a fallu attendre 1965 pour qu’une loi permette à une épouse d’avoir un compte en banque personne et de pouvoir devenir salariée sans l’autorisation de son mari. La différence moyenne de salaire entre les hommes et les femmes en France en 2024 est de 22,2 %. On pourrait aussi invoquer qu’en France, en 2024, ont eu lieu 150 féminicides, environ 38 000 viols de femmes et plus de 100 000 agressions sexuelles dont elles ont été les victimes . A cela s’ajoutent environ 160 000 cas d’abus sexuels incestueux par an

Ce suprématisme culturel, produit du colonialisme et du racisme, est clairement un facteur de guerre. Son déclin ou sa fin peuvent le livrer à une volonté de destruction généralisée.

Bonne présentation de cette situation par Jeffrey Sachs : https://www.youtube.com/watch?v=RQh...

Dans la vidéo suivante, le philosophe marxiste G. Gastaud montre que les analyses géopolitiques de Jacques Baud nécessitent un détour par l’analyse marxiste de l’exterminisme capitaliste et de l’hégémonisme euro-atlantiste, UE et Macronat en tête. Source : PRCF - Pôle de Renaissance Communiste en France https://www.youtube.com/watch?v=LcC...

Il explique comment les dirigeants capitalistes peuvent envisager des destructions massives, des guerres de très grande ampleur dans une logique exterministe ce qui peut paraître totalement irrationnel à un homme de paix, comme Jacques Baud, référant à l’intérêt général. Mais il existe une rationalité de la destruction dans l’idéologie capitaliste qui peut, comme le rappelle à juste titre Mélenchon, se nourrir de ses propres destructions. Il est remarquable que cette approche classique du marxisme converge avec celle du nihilisme occidental exposée par Emmanuel Todd .

Paramètres 3 : des dirigeants européens sans culture historique, aux capacités d’analyse extrêmement limitées et assujettis à l’idéologie expansionniste des néoconservateurs américains. Des personnalités complètement déconnectées des réalités sociales et militaires qui ne semblent pas avoir compris ce que constitue la réalité d’une guerre nucléaire. On peut être surpris et très inquiet des propos guerriers d’un ancien employé de la banque Rothschild qui n’a pas fait son service militaire.

Paramètres 4 : le rôle dévastateur belliciste des médias pour façonner une opinion publique déconnectée des réalités et manipuler par la peur. Il est extrêmement inquiétant de constater qu’il n’existe pas de mouvement massif pour la paix en Ukraine et pour dénoncer les mensonges les plus flagrants à l’encontre de la Russie. Jusqu’à preuve du contraire, il ne semble pas exister de force politique conséquente pour empêcher la France de basculer vers une guerre nucléaire contre la Russie. Nous sommes loin de l’époque où des centaines de milliers de personnes manifestaient contre la guerre d’Algérie et contre la guerre au Vietnam.

10 – quelles prévisions pour l’avenir ? »

Sur la poursuite de la guerre en Ukraine. Comme je l’ai écrit dans un article précédent, Donald Trump est un commis politique du complexe militaro-industriel américain. Il continuera comme tous ses prédécesseurs à avoir une politique d’affaiblissement de la Russie ce qui implique évidemment la continuation de la fourniture d’armes à l’Ukraine. Le gouvernement russe, trahi à maintes reprises par les occidentaux qui ne respectent pas leurs engagements et leur signature, ne peut pas compter sur un accord diplomatique négocié pour avoir la paix. Il devra donc obtenir la capitulation militaire de l’Ukraine ce qui pourrait aboutir à terme à la restauration d’une situation historique antérieure : la Nova Russia. Les territoires conquis, (républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk (Donbass), ainsi que des régions comme Kherson, Zaporijjia, et la Crimée) et Odessa,et éventuellement d’autres, seront intégrés à la fédération de Russie Un référendum sous contrôle de l’ONU devrait valider l’annexion.

Iran : une nouvelle attaque des États-Unis et d’Israël n’est pas à exclure. La Russie et la Chine n’interviendront pas directement mais livreront à l’Iran s’ils ne l’ont déjà fait, des moyens anti aériens conséquents. La Russie ne tombera pas dans le piège de l’ouverture d’un nouveau front. Les tensions politiques entre l’Azerbaïdjan et la Russie et entre l’Azerbaïdjan et l’Iran peuvent provoquer l’ouverture d’un nouveau front de guerre. L’Azerbaïdjan est soutenu par Israël et la Turquie. Les États-Unis ont des intérêts économiques en Azerbaïdjan et le seul « litige » porte sur le respect des « droits de l’homme » en Azerbaïdjan : ce qui relève en l’occurrence du cinéma. On constate ainsi que cette région carrefour, où l’on constate la présence géostratégique de la Russie, des États-Unis, de l’Iran, de la Turquie, d’Israël et de la Chine, constitue une véritable poudrière, où le moindre mégot « négligemment » jeté peut provoquer une déflagreur d’ampleur mondiale. Il y a aussi un contentieux historique entre l’Iran et l’Azerbaïdjan concernant l’annexion de l’Azerbaïdjan du Sud par l’Iran qui est revendiqué par les nationalistes de l’Azerbaïdjan actuel. Alors que nous avons besoin en France, comme ailleurs, d’un corps diplomatique de haut niveau celui-ci a été détruit délibérément. La situation internationale est devenue très complexe et nécessite des analyses géostratégiques fines prenant en compte les réalités économiques, culturelles et militaires du terrain. La diplomatie européenne est inexistante ou médiocre : il n’est pas très étonnant que nous basculions dorénavant de l’Europe de la paix à l’Europe de la guerre.

Asie : le Japon et la Corée du Sud supportent aussi de plus en plus mal les exigences américaines et ces taxes. Un rapprochement avec la Chine est envisageable à terme.

Voir l’excellente vidéo : Le Professeur Michael Hudson, sur la chaîne de GlennDiesen, analyse depuis le XVIIIe siècle l’évolution du capitalisme industriel et financier, et l’histoire des institutions internationales et la dynamique des BRICS. En fin d’entretien, il examine la situation du Japon. https://www.youtube.com/watch?v=ngm...

Le Brésil : le régime de Lula n’étant pas aligné sur la politique économique et extérieure américaine sera probablement l’objet de sanctions économiques et de tentatives de déstabilisation interne en s’appuyant, comme d’habitude, sur des mouvements d’opposition. Cela s’impose d’autant plus que le Brésil est l’un des pays phare des BRICS.

Avertissement : n’ayant pas le niveau de « prophètionnalisme » de Nostradamus, les prix les prévisions ci-dessus sont à prendre avec circonspection. De 11 – les livres sur le conflit Ukraine/fédération de Russie

Livres sur la guerre en Ukraine.

Les ouvrages d’Éric Denécé, retrouvé récemment « suicidé », directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement

Voici les ouvrages dirigés par Éric Denécé sur la guerre en Ukraine, classés par ordre chronologique de leur parution :

Ukraine : la guerre américaine. La stratégie des néoconservateurs à l’origine du conflit Cet ouvrage explore le rôle des États-Unis, de l’OTAN et du gouvernement ukrainien dans le déclenchement du conflit, en se concentrant sur la stratégie des néoconservateurs américains.

La guerre russo-ukrainienne : réalités et enseignements d’un conflit de haute intensité Cette analyse approfondie des deux premières années du conflit aborde divers aspects tels que la guerre de l’information, l’artillerie, les drones et les opérations spéciales.

Les conséquences géopolitiques de la guerre d’Ukraine : vers un nouvel ordre international ? Cet ouvrage examine les répercussions du conflit ukrainien sur les équilibres géopolitiques mondiaux et l’émergence d’un ordre multipolaire.

Ces livres sont publiés par le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) et sont disponibles à l’achat sur leur site officiel.

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Les ouvrages de Jacques Baud

Jacques Baud est un ancien colonel de l’armée suisse, spécialiste du renseignement stratégique. Il a travaillé pour les services de renseignement suisses ainsi que pour l’OTAN, où il a occupé des fonctions dans la lutte contre la prolifération des armes légères en Ukraine,et la planification stratégique. Il a également été impliqué dans des missions de paix des Nations unies en Afrique et en Afghanistan. Plus d’informations à la fin du paragraphe 24. Voici la liste de ses ouvrages sur la guerre en Ukraine, classés par ordre chronologique de publication : • Poutine, maître du jeu ? – Publié en mars 2022 aux éditions Max Milo. Cet ouvrage analyse le rôle de Vladimir Poutine sur la scène internationale et les relations entre la Russie et l’Occident. • Opération Z – Paru en 2022 chez Max Milo, ce livre explore les causes profondes de la guerre en Ukraine et les raisons qui ont poussé Vladimir Poutine à intervenir le 24 février 2022. • Ukraine entre guerre et paix – Publié le 24 mai 2023 aux éditions Max Milo, cet ouvrage s’appuie sur des informations des services de renseignement occidentaux et des documents américains pour analyser le déroulement du conflit en Ukraine. • L’Art de la guerre russe – Publié en 2024 aux éditions Max Milo. Ce livre approfondit l’analyse de la stratégie militaire russe et son application dans le cadre du conflit en Ukraine. Ces ouvrages offrent une perspective détaillée sur les événements entourant la guerre en Ukraine et le rôle de la Russie dans ce conflit.

Guerre secrète en Ukraine ( ouvrage paru en juin 2025 chez Max Milo) ; présentation du livre sur tocsin : https://www.youtube.com/watch?v=eLF...

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Le livre de Lucien Cerise intitulé "Retour sur Maïdan : la guerre hybride de l’OTAN" a été publié initialement en mars 2017 par les éditions Le Retour aux Sources. Une édition plus récente, intitulée "Ukraine : la guerre hybride de l’OTAN", a été publiée en juin 2022 par les éditions Culture & Racines. Editions du Verbe Haut

Cet ouvrage analyse les événements survenus à Kiev durant l’hiver 2013-2014, connus sous le nom de révolution de Maïdan. L’auteur y présente cette insurrection comme une opération d’ingénierie sociale dirigée par des puissances occidentales, notamment l’OTAN, visant à déstabiliser la Russie. Il explore les méthodes de guerre hybride employées et leurs implications géopolitiques, notamment la guerre civile dans le Donbass et l’intervention russe en 2022.

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Livre de Jean-Michel Jacquemin Raffestin

Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu’ils font... Tome 3 : L’empire du mensonge". Le livre a été publié le 11 septembre 2024 par les éditions Nouvelle Terre.

Informations sur l’auteur Jean-Michel Jacquemin-Raffestin, né en 1953, est un journaliste et auteur français résidant à La Réunion. Il est reconnu pour son travail d’investigation sur les "mensonges d’État", notamment dans le domaine des catastrophes sanitaires et écologiques. Il a précédemment écrit sur des sujets comme Tchernobyl et Fukushima, ce qui lui a valu une réputation de spécialiste dans l’analyse des dissimulations officielles. Sa trilogie "Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu’ils font..." s’inscrit dans cette lignée, explorant des thématiques controversées avec une approche critique des récits dominants. Contenu du livre Ce livre est le troisième et dernier tome de la série "Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu’ils font...". Il se concentre principalement sur le conflit russo-ukrainien, qu’il analyse comme un événement préparé et orchestré par les États-Unis depuis la chute de l’URSS. L’auteur y aborde :

Les manipulations occidentales, notamment via l’OTAN, accusée de ne pas avoir respecté ses engagements de non-expansion vers l’Est (avec un document clé de 1993 signé sous George H. W. Bush cité comme preuve). La "Révolution orange" (Maïdan) de 2014, présentée avec la participation opérationnelle de la CIA. Les Accords de Minsk, qualifiés d’hypocrites sous les signatures de François Hollande et Angela Merkel. Analyse du pouvoir de Zelensky, de la corruption et des biolabs en Ukraine, etc. L’ouvrage se veut un bilan des tensions actuelles en Ukraine, perçues comme une lutte géopolitique entre "l’empire américain" et la Russie, avec les Européens et les Ukrainiens comme pions. Il s’appuie sur des documents, des chiffres et des références historiques pour étayer son propos. Près de 900 références de nombreuses cartes, des graphiques. Un travail d’investigation considérable réparti sur 580 pages Indiquons que cet auteur a pris des risques importants pour révéler au grand public les faits dissimulés par la mafia médiatique : sabotage de son véhicule, incendie de son appartement, multiples menaces de mort et poignardé dans la rue. Il a survécu à ses blessures. Il s’est réfugié à La Réunion pour y être moins exposé.**

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Livre de Nikola Mirkovic

Le chaos ukrainien : Comment en est-on arrivé là ? Comment en sortir ? Publié en avril 2023 aux éditions Publishroom.

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De Maxime Chaix : La guerre de l’ombre en Ukraine. Les raisons cachées du conflit OTAN – Russie. Éditions ÉrickBononier. Avril 2025 préface de Alain Juillet (ancien responsable de la DGSE). 250 pages. 2000 références – sources

Maxime Chaix défend l’idée que la guerre en Ukraine ne commence pas avec l’invasion russe de février 2022, mais s’enracine dans les événements de l’hiver 2013-2014. Il met en lumière le rôle actif des services spéciaux américains et de leurs alliés dans la transformation de l’Ukraine en un terrain d’affrontement indirect contre la Russie. Cette stratégie aurait été mise en œuvre dès la fin de 2013, puis intensifiée en 2014.

Points clés abordés

Instrumentalisation du Maïdan : L’auteur décrit comment certaines factions nationalistes, soutenues par Washington, ont pris le pouvoir en Ukraine après le massacre du 20 février 2014 à Kiev. Cet événement est présenté comme un tournant majeur vers l’escalade du conflit.

Transformation de l’armée ukrainienne : L’armée et les services de sécurité ukrainiens auraient été progressivement intégrés aux structures de l’OTAN, devenant de facto des forces supplétives dans une confrontation indirecte avec la Russie.

Sabotage des pourparlers de paix : L’auteur avance que des négociations entamées entre Kiev et Moscou en avril 2022 auraient été volontairement interrompues ou sabotées par des puissances occidentales, notamment Londres et Washington, contribuant ainsi à la prolongation du conflit.

Positionnement de l’auteur Maxime Chaix reconnaît la responsabilité du Kremlin dans l’invasion de l’Ukraine, mais insiste sur l’influence déterminante des opérations clandestines menées par les Occidentaux dans l’escalade du conflit. Il remet en question la version dominante qui présente l’agression russe comme « non provoquée », et souligne les actions antérieures de l’OTAN et des États-Unis en Ukraine.

Source : Erick Bonnier Éditions une interview de 1h30 sur son livre sur le site Le Monde moderne https://www.youtube.com/live/RvpHJ8w038Q

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Livre de Michel Collon. "Ukraine, la guerre des images : 50 exemples de désinformation". Publié par les Éditions Investig’Action, mai ou septembre 2023.

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Livre de Jacques Hogard : la guerre en Ukraine : Regard critique sur les causes d’une tragédie. Cet ouvrage est paru le 28 février 2024 aux éditions Hugo Document. Il compte 300 pages et est disponible en format broché Informations sur l’auteur : Jacques Hogard a fondé en 2005 la société Épéiste Conseil.

Cette société est spécialisée dans le conseil stratégique et géopolitique, principalement à destination des entreprises. Elle offre des services en matière d’analyse des risques internationaux, de sécurité, et d’accompagnement dans des environnements complexes, souvent instables ou à forte composante géopolitique. Son objectif est d’aider les décideurs à comprendre les enjeux globaux et régionaux, notamment dans les zones de crise, et à prendre des décisions éclairées dans ces contextes sensibles. Jacques Hogard y met à profit son expérience de colonel dans les forces spéciales françaises, notamment en ex-Yougoslavie et en Afrique.

Jusqu’au dernier Ukrainien : Récit d’un reporter de guerre de Régis Le Sommier, publié aux éditions Max Milo le 14 mars 2023 video de présentation du livre avec le lien : https://www.youtube.com/watch?v=Ng7...

Laurent Brayard : Ukraine : le royaume de la désinformation publié en mai 2015 par les Éditions Tatamis .

Cet ouvrage de 275 pages propose une analyse critique des événements en Ukraine, en s’efforçant de dépasser les propagandes médiatiques pour offrir une perspective historique et géopolitique approfondie .

Laurent Brayard est historien, russophone et russophile. Il a vécu plusieurs années en Russie, où il a travaillé comme journaliste et rédacteur pour un grand média public russe à Moscou. Il a également voyagé à travers l’Ukraine, notamment en 2009, ce qui lui a permis de développer une connaissance approfondie de la région

Il est interviewé sur son livre sur le média Divergence politique à l’adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=kfd...

De Patrick Pasin Guerre en Ukraine : la responsabilité criminelle de l’Occident – Nos options pour stopper la crise

Éditeur : Talma Studios International Date de publication : 21 décembre 2022

De Benoît Paré (ancien analyste du ministère de la défense et observateurs pour l’OSCE) Ce que j’ai vu en Ukraine : 2015–2022 – Journal d’un observateur international

Éditeur : book-édition . Mais 2025

ISBN : 978-2-9598601-0-2

Format : Broché, 766 pages. Interview sur son ouvrage sur le site le courrier des stratèges le 7 mai 2025 https://www.youtube.com/watch?v=QDO...

Ce livre, basé sur des archives récemment déclassifiées, explore comment les États-Unis, dans le contexte de la Guerre froide, ont recruté et utilisé d’anciens criminels de guerre nazis ou pro-nazis en Europe de l’Est pour contrer l’influence soviétique. Il met en lumière le rôle des services secrets américains dans la traque initiale de dignitaires nazis après la Seconde Guerre mondiale, avant de les employer comme alliés de circonstance dans des réseaux anticommunistes. L’ouvrage révèle également les liens entre les nationalistes ukrainiens, notamment Stepan Bandera, et les nazis, soulignant comment ces collaborations ont laissé des traces dans des problématiques contemporaines, comme la présence de néonazis en Ukraine. Ce récit incisif expose le cynisme des alliances d’après-guerre, où d’anciens ennemis devinrent des collaborateurs malgré leur passé criminel.

Stephen F. Cohen – : War with Russia ? : From Putin & Ukraine to Trump & Russiagate (2019 Description : Historien et spécialiste de la Russie, Stephen Cohen (décédé en 2020) était une voix controversée mais influente dans les cercles progressistes américains. Cet ouvrage compile ses analyses sur les relations russo-américaines, avec un focus sur l’Ukraine post-2014. Cohen critique l’approche belliciste des États-Unis et de l’OTAN, qu’il considère comme ayant exacerbé les tensions avec la Russie, tout en analysant les racines historiques du conflit russo-ukrainien. Pertinence : Bien que critiqué pour sa proximité perçue avec certaines positions russes, Cohen offre une perspective de gauche anti-interventionniste, sceptique vis-à-vis des politiques néoconservatrices américaines.

12 – des sites alternatifs aux médias dominants pour comprendre et suivre le conflit autant – fédération de Russie via l’Ukraine

Médias alternatifs sur la guerre en Ukraine

Swift box sur ce média suisse, intervient régulièrement Jacques Baud https://theswissbox.org

GlennDisen https://www.youtube.com/@GDiesenFR

Sane box fr https://www.youtube.com/@SaneVoxFR

Réseau international https://reseauinternational.net/

Open box TV (Alain juillet) https://openboxtv.fr/

Académie de géopolitique de Paris https://academiedegeopolitiquedepar...

Espoir et dignité sur ce média, intervient régulièrement Jacques Baud

https://www.youtube.com/@espoiretdignite

Pressenza international https://www.pressenza.com/fr or/

Élucid (Olivier Berruyer) Emmanuel Todd considère ce média alternatif comme le meilleur. https://elucid.media/

Les crises https://www.les-crises.fr/

Paix et guerre (Caroline Galacteros) https://www.youtube.com/@cgalacteros

France soir.fr (Xavier Azalbert) https://www.francesoir.fr/

Vu du droit (Régis de Castelnau) https://www.vududroit.com/ veille stratégique (Sylvain Ferreira historien de la guerre). Analyse précise des mouvements de troupes sur le terrain et des stratégies mises en œuvre avec cartographie à l’appui. https://www.youtube.com/@vschaineoff...

Plutôt de droite

Onde de choc TV (ODC TV) RachidAchachi https://www.youtube.com/channel/UCR...

Géopolitique profonde (GP TV) https://geopolitique-profonde.com/

Omertà média (Charles d’Anjou, Régis Le sommier) https://www.omertamedia.fr/

divergences politiques https://www.youtube.com/@Divergence... Tocsin https://www.tocsin-media.fr/

Cercle Aristote https://cerclearistote.fr/

Réseau Voltaire (Thierry Meyssan) https://www.voltairenet.org/

Le courrier des stratèges (Édouard Husson) https://www.lecourrierdesstrateges.fr/

Plutôt de gauche

Fréquence populaire parenthèses République souveraines) l’économiste Jacques Sapir est régulièrement invité sur ce site. https://www.youtube.com/c/R%C3%A9pu...

Troubles faits https://www.youtube.com/c/troublefait

Café marxiste https://www.youtube.com/@cafe_marxiste

investig’action (Michel Collon) https://investigaction.net/

Le Monde moderne (Alexis Poulin) https://www.youtube.com/lemondemoderne Antithèse info. https://www.antithese.info/les-entr...

QG médias (Aude Lancelin) https://qg.media/nos-emissions/

Le canard réfractaire https://www.youtube.com/c/LeCanardR...

sites pro-russes Site pro-russe de Xavier Moreau : Stratpol https://stratpol.com/

DonbassInsider https://www.donbass-insider.com/fr/... devenu International reporter https://www.ir-press.ru/fr/

Russie politique (Karine BechetGolovko. Professeur de droit public à Moscou) https://russiepolitics.blogspot.com/

Analystes indépendants en géopolitique.

Bertrand Scholler https://www.youtube.com/@bertrandsc...

Youssef Hindi https://www.youtube.com/@youssefhin... Au-delà de leur diversité idéologique, les sites précédents partagent les points communs suivant : non alignement partiel ou total sur le narratif dominant élaboré par les services de renseignements américains et véhiculés par les médias occidentaux sans aucune possibilité de contradiction dans ces médias. Ils ne sont pas alignés sur les positions de l’OTAN et de l’union européenne. Ils invitent des personnalités compétentes exclus des grands médias. Ils sont tous hostiles à la politique de Macron depuis son premier mandat Et ils alertent en permanence sur les atteintes à la liberté d’expression

**

Annexe

Et aux stratégies britanniques contre la Russie.

La géostratégie de l’affaiblissement et de la fragmentation britannique à l’encontre de la Russie.

1. Contexte historique de la stratégie britannique envers la Russie Depuis le XIXe siècle, le Royaume-Uni voit la Russie comme un rival stratégique, notamment dans le cadre du "Grand Jeu" en Asie centrale :

Le "Grand Jeu" (XIXe siècle) oppose la Russie impériale et l’Empire britannique en Asie centrale. L’objectif britannique est d’empêcher la Russie d’accéder aux Indes.

Cette stratégie consistait déjà non seulement à contenir, mais aussi à déstabiliser l’arrière-cour russe (Caucase, Asie centrale), notamment en soutenant des minorités ethniques.

Durant la guerre froide, la stratégie occidentale (y compris britannique) est formellement celle de l’endiguement (containment). Toutefois, certains cercles stratégiques (think tanks, services de renseignement, universitaires) envisagent alors des scénarios de désintégration de l’URSS, qui sera amorcée en 1991.

2. Documents et éléments suggérant une stratégie de fragmentation Même si peu d’écrits britanniques admettent clairement une volonté de fragmenter la Russie, plusieurs sources permettent de cerner cette idée :

a) Zbigniew Brzezinski (non britannique, mais influent dans l’Ouest) Bien que Polono-américain, son ouvrage The Grand Chessboard (1997) a été lu et utilisé par des cercles stratégiques en Europe, y compris au Royaume-Uni. Il y propose l’idée d’un containment renforcé par une stratégie d’affaiblissement interne de la Russie, par l’indépendance de l’Ukraine, du Caucase, de l’Asie centrale.

b) George F. Kennan et ses suiveurs (influents au Royaume-Uni) Le diplomate américain à l’origine du "containment" a aussi laissé des écrits moins connus où il jugeait que la Russie, pour devenir une démocratie viable, devait être réduite territorialement.

c) Rapports de la RAND Corporation (américaine, mais souvent citée au Royaume-Uni) Notamment le rapport de 2019 : "Overextending and Unbalancing Russia", où on propose d’exploiter les vulnérabilités russes, notamment ethniques. Ces idées trouvent un écho chez certains analystes britanniques, notamment au Royal United Services Institute (RUSI).

d) Royal United Services Institute (RUSI) et Chatham House Ces deux think tanks influents à Londres publient régulièrement des rapports sur la Russie. Certains articles et conférences insistent sur la nécessité de soutenir les régions russes non russes, ou d’exploiter les faiblesses internes de la Fédération de Russie (républiques autonomes, tensions ethniques, régionalismes).

3. Ouvrages ou intellectuels britanniques ayant évoqué cette stratégie Voici quelques pistes bibliographiques et intellectuelles :

a) Paul Kennedy – The Rise and Fall of the Great Powers (1987) Sans prôner directement la fragmentation, Kennedy évoque la logique impériale de sur-extension qui mène les empires à leur effondrement – y compris la Russie.

b) Edward Lucas – The New Cold War (2008) Lucas, journaliste britannique (The Economist), très critique envers la Russie, ne parle pas explicitement de fragmentation, mais évoque l’idée que soutenir les États autour et à l’intérieur de la Russie est une nécessité stratégique.

c) Mark Galeotti Analyste britannique de la sécurité russe. Dans ses ouvrages comme “We Need to Talk About Putin” ou “The Worry”, il parle des failles structurelles russes (corruption, régionalismes). Certains de ses articles évoquent comment ces faiblesses peuvent être utilisées pour affaiblir l’influence de Moscou.

4. Conclusion synthétique Bien que la stratégie de fragmentation de la Russie ne soit jamais une politique étrangère officiellement proclamée du Royaume-Uni, elle existe comme hypothèse stratégique dans plusieurs cercles :

Historiquement, dans le Grand Jeu ou via le soutien aux minorités ethniques.

Stratégies modernes de type "soft partitioning" ou exploitation des failles internes.

Influences croisées entre think tanks britanniques, américains, et européens.

HD


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