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Symptôme caractéristique des périodes de chambardements, cet été n’arrive pas à ouvrir le temps de pause politique. Déjà l’annonce du plan Bayrou a explosé le paysage du cycle du budget tel qu’il s’amorce chaque année à cette époque. Sidération générale. La violence sociale que Bayrou se propose de déchainer ne peut être assumée par aucune des forces politiques qui gravitent dans l’espace des pactes de non-censure qui ont déjà sauvé le Premier ministre à huit reprises. Du coup l’ambiance des coulisses est à se préparer à la chute du gouvernement. Cela ouvrira une série de scénarios majeurs aussi divers que sans précèdent. Dès à présent, dans les milieux officiels que cela concerne de près, l’ambiance tient davantage de la débandade que de la préparation des tranchées.
Pour notre mouvement c’est un moment de branle-bas mobilisateur, nonobstant toutes les difficultés que ce rythme soulève. Ce n’est certes pas comme il y a un an où nous n’avons eu que douze jours de pause entre le bouclage de la fin des élections législatives anticipées et la reprise du combat avec la décision de demander la destitution de Macron puis nos amfis d’été. Mais la préparation des amfis d’été du mouvement et les caravanes qui cheminent dans le pays sont des démultiplicateurs de volonté d’agir qui vont compter dans la préparation de la rentrée. Un travail de fond se mène avec la prise de conscience du caractère « de classe » du plan Bayrou dans la profondeur populaire. En quelques semaines, Bayrou aura nourri une conscience collective de l’antagonisme entre « eux et nous » particulièrement efficace. Les pilonnages médiatiques pour faire peur et affoler sont, eux aussi, très utiles pour travailler à leur discrédit.
Nos intervenants y travaillent bien… Ils produisent aussi surtout une demande de réplique qui s’exprime de tous côtés sur le terrain. La saison des chiffres et des démonstrations commence tôt cette année. L’espoir du pouvoir macroniste est de passer en force sans rencontre de réplique populaire. Il compte sur les syndicats qui lui demandent de « mieux les utiliser ». Il se dit qu’ils savent retenir tout le monde le temps des palabres démobilisatrices comme le fut ce « Conclave » sur les retraites offert au PS contre son refus de censure. Les insoumis et leurs alliés GDR et EELV à l’Assemblée barrent la route des arrangements comme ils l’ont fait à chaque motion de censure. Le point nodal est le choix que feront les membres du pacte de non-censure que sont le RN et le PS. Notre pari est qu’ils ne peuvent recommencer la danse du ventre de « la négociation ». Ils en paieraient un prix qu’ils ne peuvent plus encaisser sans casse sévère dans l’opinion. Et que nous nous chargerions de leur faire assumer sur le terrain. La chute de Bayrou est donc la perspective la plus probable avant la fin de l’année.
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