Relations PCF–LFI : qui méprise qui ?

mardi 4 juin 2019.
 

Il est quasi impossible en se référant exclusivement aux médias mainstream d’avoir une idée claire élaborée à partir de faits objectifs sur les relations existant entre le PCF, Mélenchon et LFI. Cet article du début octobre 2018 essaie de faire le point depuis l’implosion du Front de Gauche sur les causes des désaccords.

Nous n’avons pas de goût particulier sur ce site pour mettre en exergue les dissensions qui peuvent exister entre La France Insoumise et le PCF par exemple.

Mais en raison de la manière biaisée, dans la grande majorité des cas, dont les médias présentent les dissensions qui peuvent exister entre Mélenchon et le PCF ou autre, il nous a paru nécessaire de rétablir ou rappeler les faits.

En effet, selon ces médias, Mélenchon serait vindicatif, méprisant et LFI serait contre l’unité de la gauche, aurait des prétentions hégémoniques, se comporterait comme une véritable forteresse, etc.

Ces propos sont repris, à tort, par une partie des responsables communistes.

En revanche, les autres, comme par hasard, n’auraient aucune responsabilité dans ces dissensions et seraient victimes d’une attitude dogmatique et arrogante.

Or, une fois de plus, la réalité est inversée. C’est d’ailleurs l’une des fonctions de l’idéologie dominante à travers ses médias de construire cette inversion.

Cette inversion a pour but ici de provoquer un sentiment d’aversion à l’égard de Mélenchon et de LFI au sein des rangs du PCF, c’est-à-dire à l’égard de leur partenaire potentiel.

Cette stratégie médiatique de division et d’affaiblissement de LFI par les agents de l’action idéologique de la Grande bourgeoisie, échappe totalement aux responsables du PCF et du NPA qui se contentent de vagues généralités sur les médias (concentration, contrôle par 9 milliardaires, etc.) sans analyser en détail les mécanismes d’action de ces armes médiatiques dans un contexte de guerre cognitive et idéologique.

Ils n’ont pas compris qu’ils sont eux-mêmes l’objet d’une manipulation médiatique destructrice dont une partie du carburant est alimentée par leur hargne anti LFI et anti Mélenchon.

En revanche, Benoît Hamon, qui a travaillé dans des instituts d’analyse d’opinion publique, possédant ainsi un réseau considérable dans les médias et qui se meut dans les salles de rédaction comme un poisson dans l’eau, est beaucoup plus conscient de ces mécanismes. Mais c’est une autre histoire.

Le PCF utilise l’agression verbale envers LFI et l’enfumage pour dissimuler son absence d’orientation stratégique et sa subordination d’alliance avec le PS et demain avec ses sous-produits (Générations…) L’un des procédés d’enfumage est la psychologisation du politique comme le font les journalistes des médias dominants. On personnalise LFI par la figure de Mélenchon dont le comportement serait agressif, méprisant, intolérant, autocratique, etc.

Les désaccords entre le PCF et LFI ne sont pas essentiellement d’ordre idéologique, comme en témoigne d’ailleurs l’identité de leurs votes contre le gouvernement Macron à l’Assemblée nationale, mais relèvent essentiellement de divergences tactico-stratégiques dans la cohérence de l’action politique.

Relevons ici les points de désaccords entre un certain nombre d’élus ou responsables communistes et LFI.

Rappelons, pour éviter tout quiproquo, qu’un certain nombre d’élus communistes et la majorité des militants du PCF ne font pas preuve d’hostilité à l’égard de Mélenchon ou LFI d’autant qu’une partie d’entre eux a participé activement à la campagne électorale de Mélenchon.

1) Contradictions nées de l’unité PCF et PS

Lors de toute fin de cycle politique, dans toute conjoncture politique nouvelle, les choix stratégiques sont complexes et peuvent laisser place à des choix tactiques différents qu’il est erroné de traiter comme des trahisons ou du mépris de partenaire potentiel.

Le principal problème de ce type posé lors de l’éclatement du Front de Gauche, c’est la possibilité d’alliances électorales avec le parti socialiste. La direction du PCF a considéré ces alliances comme nécessaires pour éviter une marginalisation de leur parti ; les dirigeants du Parti de gauche et de France Insoumise ont choisi de mener campagne drapeau déployé sans alliance avec le PS. L’avenir nous dira si cette option de France Insoumise était suicidaire ; en tout cas, c’’était une option cohérente politiquement.

Dans ce contexte, nous avons regretté les alliances de candidats PCF avec des élus socialistes ayant voté le budget du gouvernement Hollande, qui se sont faits complices de la mise en œuvre du CICE et même d’une politique de répression policière d’une rare violence contre le mouvement social notamment au printemps 2016.

Rappelons que le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier avait déposé le 19 septembre 2016 une demande de commission d’enquête parlementaire concernant les violences policières contre les manifestations sur la loi travail. Cette demande a été bloquée par le groupe socialiste de l’assemblée nationale pour protéger le ministre de l’intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve.

Cette requête avait été initiée par 7 syndicats et la ligue des droits de l’homme par une demande d’enquête parlementaire le 22 juin 2016 dont l’élu communiste s’est fait à juste raison le relais.

On mesure ici toute l’incohérence et l’opportunisme politique conjoncturels de la direction du PCF. (Je ne parle évidemment pas ici de la conduite du député communiste qui est tout à fait respectable et en aucun cas critiquable mais du comportement d’une direction qui continue de faire alliance avec un groupe politique qui bloque l’action de ses propres élus sur une question particulièrement vitale puisque plus de 100 personnes ont été gravement blessées). Comment peut-on encore justifier le fait de faire alliance avec des membres d’un parti qui s’est distingué par l’une des plus violentes répressions de la Ve République ? Cette question sensible a été évidemment complètement étouffée.

Voir le détail de la proposition d’enquête : http://www.assemblee-nationale.fr/1...

Cette incohérence chronique a discrédité le Front de gauche. En outre, le PS a entraîné dans sa chute du même coup le PCF en 2017 récoltant les scores électoraux les plus faibles de son histoire.

Les raisons de la persistance de cette alliance peuvent s’expliquer pour des raisons diverses (identitaires, de carriérisme...) comme nous allons le voir ci-dessous mais aussi par une politique à très courte vue : préserver des ressources financières du PCF pour assurer sa survie. Si cette stratégie a pu être payante à l’époque où le PS et la social-démocratie en Europe avaient le vent en poupe, ce n’est plus le cas depuis plusieurs années. Ces partis réformistes paraissent dorénavant entrés dans une phase de décomposition.

2) Refus du PCF de permettre l’adhésion au Front de gauche de citoyens sans appartenance à un parti.

Remarquons que cet obstacle a été levé dans le cadre de France Insoumise : on a pu ainsi apprécier la réussite de la démarche.

3) Opposition du PCF de l’utilisation d’une charte de déontologie interdisant le cumul des mandats lors des campagnes électorales.

4) Une utilisation inconsidérée du logo front de gauche sans aucun accord avec le PG qui en était pourtant le dépositaire légal.

On peut d’ailleurs s’interroger sur l’adjectif « identitaire » appliqué au PCF lorsque celui-ci éprouve le besoin d’utiliser le logo Front de Gauche en effaçant son propre sigle lorsqu’il s’est présenté seul dans certaines circonscriptions !

Dans le même registre, une utilisation de la photo de Mélenchon sur des tracts du PCF pendant la campagne des législatives sans aucun accord de celui-ci.

Comble de la déloyauté et de la mauvaise foi : des cadres du PCF ont nié cette réalité.

Voir article du Grand Soir qui a publié des photos de ces tracts Grand Soir

https://www.legrandsoir.info/la-pho...

Il faut remarquer que malgré les demandes du PG et de LFI de mettre fin à ces pratiques déloyales, cela fût vain et témoigna ainsi du mépris et de l’arrogance du PCF vis-à-vis de ses partenaires. Cette installation dans une posture de toute-puissance d’un vieux parti à l’égard d’un jeune parti (PG) et d’un jeune mouvement (LFI) dont le PCF n’a pas mesuré l’envergure réelle, a fini par exaspérer Mélenchon et LFI. Mais la liste n’est pas terminée !

5) Le refus du parrainage de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle par un nombre non négligeable d’élus communistes et un retard volontaire de ceux qui l’ont accordé.

Il s’agit ici d’un dévoiement antidémocratique honteux de la loi sur le parrainage. Cette loi a essentiellement pour fonction de bloquer les candidatures fantaisistes. Ainsi, par exemple, pendant de longues années, des élus de gauche ont accordé leur signature à les candidats de droite, y compris pour l’extrême gauche.

Cette tradition démocratique s’est transformée pour le PS et le PCF comme instrument de chantage et de pression, ce qui est proprement scandaleux.

Et le PCF, du haut de son extrême bonté, de sa miséricorde devrait recevoir en retour une reconnaissance de dette au moins morale ! Or on sait, comme l’a montré l’anthropologue Maurice Godelier, que la dette est un moyen d’asservissement matériel et idéologique. Manque de chance pour le PCF : ce mécanisme d’asservissement ne marche pas avec Mélenchon. Et chacun sait, que si Mélenchon était un chien, il serait capable de mordre la main de son maître.

LFI a présenté, lors des élections législatives de 2017, des candidats face à des élus PCF sortants n’ayant pas accordé leurs parrainage à la candidature de Mélenchon aux présidentielles.

Le PCF n’a pas présenté de candidats contre LFI dans un nombre très limité de cas mais, à l’inverse , LFI n’a pas présenté de candidats face à une trentaine de candidats communistes.

6) Suite à un refus du PCF d’un partage équitable pour chaque parti, LFI a été contraint de présenter des candidats dans la quasi-totalité des circonscriptions.

Comme nous l’indiquions en introduction, la présentation par les médias d’un différent entre le PCF et LFI a été totalement tronquée, imprécise et partisane. D’un côté un PCF victime d’exigences abusives de LFI, un PCF appelant à l’unité , de l’autre LFI trop exigeante et œuvrant pour la division.

Voir par exemple : https://www.publicsenat.fr/article/... La réalité a été toute autre.

Le PCF a présenté les candidats face à LFI alors qu’il n’avait aucune chance de remporter l’élection ce qui a provoqué selon Mélenchon une perte de 45 sièges pour LFI.

Remarquons que cette situation a encore aggravé la sous-représentation de LFI à l’Assemblée nationale puisque par exemple, rappelons-le, il faut 5 fois plus de voix pour élire un député LFI qu’un député de LRM et 2 fois plus de voix que pour élire un député communiste.

Ces faits n’ont pas été relatés par les grands médias et pour cause : le but de la grande bourgeoisie est de neutraliser LFI et d’instrumentaliser le PCF, le PS et ses sous-produits contre LFI.

7) Propagation de fausses nouvelles concernant LFI

Un certain nombre de cadres communistes se fait le relais des grands médias pour propager des fausses nouvelles concernant LFI provoquant ainsi un sentiment de méfiance voir même d’agressivité, chez un certain nombre d’adhérents crédules et qui ne font pas l’effort de vérifier par eux-mêmes les informations ainsi véhiculées. Ayant visionné la totalité des meetings de Mélenchon en 2012 et en 2017, j’ai constaté qu’il n’y avait jamais eu le moindre propos méprisant à l’égard des communistes, bien au contraire.

En réalité, Mélenchon et LFI ne témoignent d’aucun mépris mais se contentent d’analyser des faits qu’ils déplorent, et il y a de quoi… et il arrive un moment où une telle accumulation finit par provoquer un ras-le-bol.

Ceci dit, Mélenchon a pu avoir occasionnellement des propos assez durs pour un certain nombre d’élus communistes en raison des faits invoqués précédemment. Mais cela est resté rare et ne s’adressait pas aux militants communistes de base.

8) Des attaques sans fondement réel de Chassaigne et Brossat

Deux élus communistes se sont distingués par leurs propos provocateurs à l’égard de Mélenchon et LFI. Il s’agit d’André Chassaigne et de Ian Brossat,

André Chassaigne le 1er, est élu communiste depuis 40 ans et son fils Chassaigne II l’est aussi. Il a été élu à chaque fois grâce à son alliance avec le PS. Il s’était opposé à la candidature de Mélenchon en 2012 comme en 2017.

Ian Brossat, adhérent au PCF en 1997 à l’âge de 17 ans, s’est allié avec le PS lors des municipales à Paris en 2014 puis devenu adjoint d’ Hidalgo maire PS de Paris (secteur du logement). Il est maintenant responsable société d’économie mixte. Se présentant aux élections législatives de 2007, il a été battu et devancé par la candidate LFI Danièle Óbono. Il est probable que cette défaite lui soit restée au travers la gorge.

Ces deux personnalités ont eu une action sociale positive lors de leur mandat dont il ne s’agit aucunement ici de nier la valeur, mais ils se sont construits leur identité et reconnaissance sociale au sein du PCF, appareil qui leur ont apporté une identité et une notoriété. En outre, ils ont des rapports de proximité amicale et de carrière avec des élus socialistes de longue date.

On comprend ainsi ce qui peut sembler paradoxal : d’un côté un repli identitaire d’un certain nombre d’élus communistes et d’autre part la persistance de leur dépendance vis-à-vis des socialistes qui ont contribué à la relative réussite de leur carrière politique personnelle.

On comprend aussi la persistance de leurs références à « union de la gauche » entre appareils

Il n’est donc pas étonnant non plus que LFI paraisse être pour eux une menace existentielle puisque ce mouvement se veut indépendant du PS et de ses sous-produits..

Ce qui vient d’être dit ici est évidemment généralisable un bon nombre de cadres communistes sans que cela constitue évidemment une règle absolue.

9) Attaques contre Mélenchon LFI concernant l’immigration

Des attaques contre Mélenchon LFI concernant l’immigration contribuant à créer une confusion sur une question qui doit rester claire. Invoquer l’immigration comme un moyen utilisé par la bourgeoisie pour faire pression sur les salaires n’est rien d’autre qu’une analyse marxiste qu’un certain nombre de membres du PCF semble avoir oubliée comme frappés d’amnésie. Il est vrai que depuis 1978, la référence au marxisme n’est plus de mise au PCF.

Un PCF, un NPA, un Benoît Hamon coupé des classes populaires, qui n’ont rien compris aux processus de manipulations de l’extrême droite en France et à la stratégie offensive de Mélenchon pour contrer le danger fasciste. Au lieu de faire l’effort intellectuel d’analyser la démarche politique de LFI et la sociologie électorale du FN–RN, ils se contentent de slogans du genre « Mélenchon court après l’électorat FN ».

Mélenchon et la France insoumise ont compris qu’il ne fallait pas laisser le terrain libre au FN puis RN sur un certain nombre de thématiques qui ont un impact sur l’imaginaire politique des couches populaires. Il y a aussi le langage et les symboles : ne pas laisser au FN le monopole de l’utilisation de mots comme nation, patrie, protectionnisme. Ne pas laisser le drapeau tricolore entre les seulement de l’extrême droite.

Mais aussitôt, nos bons apôtres de la gauche pure hurlent au nationalisme, au chauvinisme.

Examinons quelques thématiques. Mélenchon a parfaitement compris qu’il ne fallait pas laisser le thème de l’identité notamment nationale à la droite et l’extrême droite. À quoi assiste-t-on alors en 2016 ?

« Mélenchon attaqué par le PCF et le NPA. Accepter un débat sur l’identité nationale avec Nicolas Sarkozy ». Voir article du Figaro du 03/10/2016 http://www.lefigaro.fr/politique/le...

Une orientation identitaire suicidaire pour le PCF.

La raison devrait inciter le PCF a contracter des accords, une alliance avec LFI en expansion plutôt qu’avec un parti socialiste moribond ou avec des sous-produits groupusculaires sans stratégie politique claire.

La démarche semble ici irrationnelle et suicidaire pour le PCF.

Néanmoins, il peut compter sur un allié possible : la grande bourgeoisie qui, par le bras armé de ses médias va tout faire pour valoriser le PS, GénérationS et dénigrer au maximum LFI.

Le PCF et la grande bourgeoisie aurait-il le même rêve ? Constituer un front social-démocrate : PS + + + + + GénérationS Nouvelle Donne réunissant au total 9 ou 10 % concurrençant LFI et permettant ainsi de faire échouer LFI pour la conquête du pouvoir ? Et ce, au profit de l’extrême droite.

Tous ces gens, dits de gauche, en faisant passer leur intérêt de carrière, leur intérêt de partis avant l’intérêt général seront ainsi responsables du maintien au pouvoir des libéraux de l’avènement du fascisme.

Cette situation est d’autant plus aberrante que LFI est un mouvement qui ne demande pas aux adhérents de ces partis de déchirer leur carte et de renier leur appartenance.

Les seules conditions sont le partage des idées essentielles de l’avenir en commun, une répartition équitable des circonscriptions en fonction des résultats électoraux précédents.

Ces responsables politiques préféreront-ils un basculement de la France dans le fascisme à une divergence de 10 ou 20 % sur les propositions programmatiques ?

Le danger fasciste n’est pas une vue de l’esprit : Ugo Palheta, auteur de "La possibilité du fascisme" (Editions La Découverte) démontre comment ce danger est bien actuel. Voir son interview vidéo dans le magazine Regards http://www.regards.fr/

Aux amphis d’été de LFI en août 2018, LFI et Mélenchon ont montré qu’ils étaient partisans d’un dialogue démocratique avec les forces de gauche et plus généralement républicaines.

Mais le PCF, en choisissant l’invective et l’insulte, un Benoît Hamon prétendant à lui seul « reconstruire la gauche » (voir par exemple la vidéo de son invitation au Grand jury RTL en septembre), ne semblent pas disposés à répondre à cet esprit d’ouverture.

On peut alors se poser la question de leur volonté d’affaiblir et de faire échouer à ce qui constitue désormais la première force de gauche populaire pour sa prise de pouvoir comme nous l’indiquions précédemment.

Cependant, au-delà des points précédents, il existe entre le PCF + GénérationS + EEV et LFI une différence profonde de stratégie.

Les premiers restent attachés à l’idée de « l’unité des forces de gauche » et d’un « peuple de gauche » n’ayant pas changé de paradigme politique alors que LFI développe l’idée d’un mouvement hétérogène progressiste humaniste et écologiste, utilisant un populisme de gauche (selon la définition de Chantal Mouffe) pour faire face au populisme de droite en expansion.

Le mouvement LFI est utilisé comme outil politique et citoyen pour « fédérer le peuple » sans à priori d’étiquette politique préalable autour d’un programme cohérent et élaboré collectivement : l’Avenir en commun. Toujours prisonniers de leur représentation ancienne, certains responsables du PCF désorienté, s’interrogent : « Mais quel est donc le périmètre de votre peuple que vous ne qualifiez pas de gauche ? » La réponse à cette question se trouve dans 2 ouvrages : « L’Ère du peuple » de jean-luc Mélenchon et dans l’ouvrage de Chantal Mouffe « Construire un peuple ».

Contrairement à une interprétation erronée d’un représentant communiste, les rapports de classe ne sont nullement estompés ou écartés dans cet ouvrage. Bien au contraire puisse que le « Eux » est constitué de l’oligarchie dominante capitaliste et le « Nous » est constitué des classes se squattées et spoliées.

Mélenchon et la France insoumise ont montré que cette stratégie pouvait être une stratégie gagnante alors que l’autre a conduit à une désintégration groupe musculaires du PS et du PCF.

Rappelons que la bêtise ne consiste pas à faire des erreurs mais consiste à ne pas faire le bilan critique des erreurs du passé et de ne pas tenir compte de l’expérience.

Épilogue :

le départ du PS de Marie-Noëlle Lienemann et d’Emmanuel Maurel ayant une attitude de confiance et non de défiance à l’égard de Mélenchon et de LFI, avec l’intention de recréer, avec MRC, un authentique nouveau parti socialiste, allié de LFI permet d’envisager une autre perspective que le funeste tableau que nous avons dressé précédemment, l’intelligence reprenant enfin le dessus.

Hervé Debonrivage


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