27 juin 1972 : Signature du Programme Commun PS et PCF

mercredi 28 juin 2017.
 

- A) Le Parti Socialiste en 1972
- B) Point de vue du Parti Socialiste sur le processus du Programme Commun
- C) Critique du groupe La Bataille socialiste au moment de la signature
- D) Programme commun, la victoire à l’horizon (L’Humanité, 2016)

A) Le Parti Socialiste en 1972

La SFIO ne s’est pas remise de son rôle réactionnaire durant la guerre d’Algérie puis lors du coup d’état gaulliste établissant la 5ème république.

1er juin 1958 Le "Coup d’Etat démocratique" du général de Gaulle réussit puis installe la 5ème République

Les socialistes paraissent dépassés par la puissance et les aspirations socialistes du mouvement de Mai 68.

Lors des élections présidentielles du 1er juin 1969, le ticket Deferre - Mendès France n’obtient que 5,01%, score ridicule pour la gauche non communiste française.

Autour de François Mitterrand, Jean-Pierre Chevènement, Jean Poperen... se crée alors le Nouveau Parti Socialiste qui prend souvent le PCF sur sa gauche. Dans ces conditions, la voie est libre pour une stratégie unitaire de la gauche prônée par le PCF depuis 1962.

B) Point de vue du Parti Socialiste sur le processus du Programme Commun

Source : http://www.jean-jaures.org/Publicat...

27 juin 1972 : la signature du Programme commun de gouvernement entre le Parti communiste français et le Parti socialiste, bientôt rejoints par le Mouvement des Radicaux de gauche, est un événement majeur de l’histoire de la gauche de la fin du XXe siècle. Aboutissement d’une démarche de rapprochement entamée au début des années 1960 (fin de la guerre d’Algérie, déstalinisation, front social contre le gaullisme, refus de la révision constitutionnelle de 1962), ce programme commun est durant six ans à la fois la carte d’identité de la gauche, un engagement passé avec le peuple, un slogan, et une promesse de changement démocratique. Il est aussi un objet de débats à gauche : certains socialistes en rejettent la logique et quittent le PS, tandis que côté communiste d’autres doutent que cette stratégie soit gagnante pour leur parti. Il alimente également la polémique avec la droite qui en dénonce la logique « collectiviste », stalinienne, rétrograde. Il marque l’apogée du clivage droite-gauche.

Au-delà des points de convergences idéologiques et des concessions entre les deux frères ennemis (sur la démocratie, le pluralisme, l’alternance, le cadre européen), et de l’engagement de gouverner ensemble, le Programme commun de gouvernement est aussi un pari pour chacun des signataires, chacun comptant sur la dynamique créée pour se renforcer. En mai 1974, François Mitterrand, candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle, frôle la victoire. Cependant, la campagne électorale et son score démontrent que celle-ci est possible sinon probable lors des prochaines échéances. Cette dynamique est confirmée à l’occasion d’élections législatives partielles fin 1974 qui profitent largement au PS, et, en octobre, avec les Assises du socialisme qui achèvent le rassemblement de l’essentiel des courants de la gauche non communiste. La question de l’actualisation du texte ratifié en 1972 est dès lors posée régulièrement par le PCF arguant de sa « fidélité » aux objectifs de changement contenus dans le texte, tandis que le PS « unitaire pour deux », remporte des succès aux cantonales et municipales de 1977. Avec près de 30 % des suffrages, le PS est désormais le premier parti de la gauche. Un an plus tard, la « réactualisation » du programme commun est un échec, chacun des partenaires en rejetant la responsabilité sur l’autre.

C) Point de vue critique du groupe La Bataille socialiste au moment de la signature

Le 27 juin de l’an dernier, un programme commun de gouvernement fut signé entre le Parti « Socialiste » de France et le Parti « Communiste » Français. Ces deux partis, avec quelques formations radicales de gauche qui par la suite ont endossé le programme, se présentèrent donc aux élections françaises avec des politiques communes qu’ils promirent d’exécuter s’ils étaient élus.

En 1905 les différents groupes se réclamant du socialisme en France fusionnèrent dans un « Parti Socialiste Unifié » sous le leadership de Jean Jaurès. Adoptant le marxisme comme théorie, ce parti était l’équivalent en France du Parti Social-démocrate allemand. En 1920, une majorité de ses délégués à son congrès de Tours votèrent en faveur d’une affiliation à la Troisième Internationale (S.F.I.C.). La minorité gardait le nom « Section Française de l’internationale Ouvrière (SFIO). [Les minoritaires de Tours] furent connus sous ce nom de S.F.I.O. jusqu’en juin 1971 lorsqu’ils se joignirent à différents clubs de gauche sous la conduite de François Mitterrand pour devenir le « Parti Socialiste ». Mitterrand, un politicien bourgeois typique sous la quatrième République et plus tard candidat d’union contre De Gaulle lors des élections présidentielles de 1965, devint le leader de ce nouveau parti.

Dans les années trente, la S.F.I.O. fût en France le plus important parti se réclamant du socialisme, le Parti Communiste Français (P.C.F.) ayant perdu son emprise sur les masses ouvrières alors qu’il devenait de plus en plus sous le contrôle direct de Moscou. Durant la seconde guerre mondiale (mais seulement après l’invasion allemande de la Russie en juin 1941, il va sans dire) le P.CF. regagna du terrain perdu, et depuis lors il demeure le parti le plus important de la gauche française. En fait, à chaque élection depuis la guerre, le P.CF. a obtenu le soutien de 20 % de l’électorat.

Le nouveau P.S. se réclame encore d’une inspiration marxiste et il est encore possible de trouver dans ses écrits de vagues références à l’abolition du salariat comme objectif éventuel, quoique très éventuel. En pratique cependant, il soutient un capitalisme d’État qui devra être atteint par une série de réformes sociales. Sa principale divergence théorique avec le P.C.F. est son insistance sur l’importance de la démocratie politique comme moyen d’atteindre son objectif, le capitalisme d’État, et comme caractéristique essentielle de cette société. En d’autres mots, il prône ce qui pourrait être vaguement appelé « un capitalisme d’État démocratique » en opposition au capitalisme d’État bureaucratique de modèle soviétique tel que prôné par le P.C.F. Lors de la guerre froide, tandis que le P.C.F.— naturellement — adopta une attitude pro-soviétique, la S.F.I.O., de son côté, se montra pro-américaine. Elle soutint l’O.T.A.N. et le Marché commun, prit part à la scission de la C.G.T. (la Confédération générale du Travail, la plus importante centrale syndicale de France) commandité par la CI.A. et dénonça les communistes comme des agents de l’impérialisme russe. Comme un de ses leaders le déclara, cruellement mais avec raison : « le P.C. n’est pas à gauche, il est à l’Est ». Le P.CF., pour sa part, répondit que la S.F.I.O. était un parti de traîtres à la classe ouvrière et d’agents de l’impérialisme américain.

Maintenant tout ceci est oublié, du moins en surface. Les deux partis se sont unis et ont présenté un programme commun. S’ils avaient obtenu une majorité au parlement, Mitterrand aurait été Premier ministre et le gouvernement aurait inclu des ministres communistes. Ce n’est pas la première fois que ces deux partis ont collaboré dans les domaines électoral et gouvernemental. En 1934, les deux partis firent une alliance électorale qui marqua la fin de la politique « social-fasciste » du Komintern et pava la voie au gouvernement du Front populaire de 1936 sous la direction de Léon Blum, de la S.F.I.O. Durant quelques années, après 1945, il y eu des ministres communistes, d’abord sous De Gaulle, et ensuite en coalition avec la S.F.I.O. et les démocrates-chrétiens. Vint ensuite, en 1947, le déclenchement de la guerre froide et la révocation sans cérémonie des ministres communistes. Plus récemment, les deux partis se sont mis d’accord pour présenter Mitterrand comme candidat commun de la gauche face à De Gaulle en 1965. Et enfin, en juin de l’année dernière, vint cet accord d’un programme commun de gouvernement. Ce qui a rendu cela possible, on doit le noter, a été la détente durant la dernière décade des relations entre les impérialismes américain et soviétique. Ceci à permis aux deux partis d’oublier leurs différences en politique étrangère et de s’unir sur un programme commun de réformes, réformes que chacun des partis prônait indépendamment depuis longtemps.

Le programme commun tant vanté consiste en ceci : une liste de promesses de réformes du capitalisme. La liste est familière : la retraite à 60 ans, la semaine de 40 heures, un nouveau code du travail, un salaire minimum, les soins médicaux gratuit, une taxe sur l’augmentation du capital, 700,000 logements par an, le vote à 18 ans, une banque pour l’investissement national, un contrôle des prix, l’abolition de la peine de mort, la réintroduction de la représentation proportionnelle, l’abolition des essais nucléaires français, etc. etc. etc. Les industries d’armement, l’aérospatiale, l’énergie nucléaire et pharmaceutique et les ressources minières seront nationalisés avec compensation, ainsi que des portions des industries chimiques et électroniques. Et l’État prendra une part dans le financement et la management d’autres industries comme l’acier, le pétrole et les télécommunications. Mais comme l’indique le programme « un important secteur » de l’industrie privée survivra.

La nationalisation c’est du capitalisme d’État et non du socialisme, mais c’est ce que le P.C.F. affirme faussement. Par conséquent, comment leurs leaders expliquent-ils qu’ils ne luttent pas pour un programme « socialiste » intégral ? Georges Marchais, leur secrétaire général, fut assez franc avec ses disciples. Il leur dit que le programme commun n’est pas et ne se veut pas un programme « socialiste » (même au sens erroné du Parti Communiste).

Donc, si la mise en pratique du Programme commun n’établirait pas le « socialisme », qu’est-il supposé établir ? Selon le programme — et cette partie reflète l’idéologie du P.CF.—il établirait « une véritable démocratie politique et économique ». Ainsi donc une autre « période de transition » du capitalisme au socialisme est introduite. Marx et Engels soutinrent, en fait, qu’entre la prise du pouvoir politique par la classe ouvrière socialiste et l’établissement du socialisme, il y aurait une période de transition politique pendant laquelle la classe capitaliste serait dépossédée. Par socialisme et communisme (ils utilisait les deux termes de façon interchangeable) ils voulaient dire une société sans salariat, sans argent, et sans État. Lénine, plus tard, introduisit un autre niveau avant l’établissement d’une telle société (pour laquelle il utilisait uniquement le terme communisme). Pour lui, cette nouvelle étape, le « socialisme », serait caractérisée par la propriété des moyens de productions et de distribution par l’État, des salaires égaux, etc. Ensuite, il introduisit à nouveau un autre niveau, le « capitalisme d’État », sous lequel le soi-disant État prolétarien contrôlerait l’industrie capitaliste privée. Maintenant, encore une fois, nous avons un autre niveau : « une véritable démocratie politique et économique », un capitalisme réformé dirigé par une coalition P.C.-P.S.

Que signifie ce non-sens d’atteindre une société sans salariat, sans argent, et sans État via « une véritable démocratie politique et économique », suivi du « capitalisme d’État » et ensuite du « socialisme » ? Ne serait-ce pas ce vieil argument gradualiste et réformiste selon lequel le capitalisme peut être graduellement transformé en socialisme par une série de réformes sociales adoptées par un gouvernement disant représenter la classe ouvrière ? Définitivement, il s’agit bien de la même chose. Le P.C.F. et les partis analogues sont d’ailleurs, en fait, aussi réformistes que les partis sociaux-démocrates et travaillistes du monde, et ce depuis toujours. Ils souffrent eux aussi de l’illusion qu’il est possible pour un parti politique d’utiliser le pouvoir gouvernemental pour faire fonctionner le capitalisme dans l’intérêt de la classe ouvrière. Ce qui est triste, c’est qu’en France cette illusion soit partagée par des millions d’ouvriers ordinaires qui ont voté avec enthousiasme pour le programme commun. Quoique malheureusement pour la coalition P.C-P.S. un nombre insuffisant les aient soutenu, les gaullistes étant réélus.

Mais que serait-il arrivé si la coalition P.C-P.S. avait gagné ? Le nouveau gouvernement réformiste se serait peut-être attelé à la tâche avec enthousiasme, au commencement… Quelques-unes de ses réformes sociales les plus populaires auraient peut-être été mis en pratique… Mais ensuite, le nouveau gouvernement se serait mis à gouverner le capitalisme français et l’enthousiasme se serait dissout au fur et à mesure que les ouvriers se seraient aperçus que rien de fondamentales dans leur vie quotidienne n’a changé. Le gouvernement en serait venu à entrer en conflit avec des groupes d’ouvriers demandant des augmentations de salaires. Les ministres, par la suite, auraient commencé à lancer des appels aux ouvriers pour qu’il n’y ait pas de grève et pour qu’on ne cause pas de difficultés à « leur » gouvernement. Une baisse dans les exportations, ou des difficultés dans la balance des paiements, ou une crise monétaire internationale, ou une augmentation trop lente de la production — en quelques mots, les problèmes quotidiens de n’importe quel gouvernement capitaliste auraient forcés les ministres à s’excuser de ne pas mettre en pratique leur programme de réformes aussi vite que prévu. Les ouvriers auraient été incités à travailler plus dur et à augmenter leur production. Et ce, parce que les faits montrent qu’aucun gouvernement, aussi sincère ou déterminé soit-il, ne peut faire travailler le capitalisme dans l’intérêt de la classe ouvrière. LE CAPITALISME EST UN SYSTÈME DE CLASSE QUI NE PEUT FONCTIONNER QUE DANS L’INTÉRÊT DE LA CLASSE QUI POSSÈDE ET CONTRÔLE LES MOYENS ET INSTRUMENTS DE PRODUCTION ET DE DISTRIBUTION.

D) Programme commun, la victoire à l’horizon (L’Humanité, 2016)

Décembre 1972, plus de 100 000 personnes se rassemblent porte de Versailles, à Paris, autour des représentants des trois principales formations de gauche. Espoir de changement.

Quatre ans se sont écoulés depuis Mai 68. Après de nombreux détours, sans aucun doute l’immense rassemblement à Paris du 1er décembre 1972, au parc des expositions de la porte de Versailles, en présence de ­Robert Fabre, de Georges Marchais et de François Mitterrand, exprime l’engagement et l’espoir d’une victoire enfin possible. Le Programme commun de gouvernement a été signé en juin entre les trois formations principales de la gauche. Un aboutissement qui semble marquer la réussite de la stratégie déployée par les communistes depuis dix ans, surmontant tant de réticences et tant d’obstacles, sous l’impulsion de Waldeck Rochet, puis de Georges Marchais.

La stratégie du PCF  : rompre l’isolement

Un événement vécu comme une revanche sur la déception ressentie lors du grand mouvement de Mai 68. Les manœuvres de ­Mitterrand et autres avaient alors contribué à boucher toute issue politique, à faciliter le maintien de la droite au pouvoir.

Pourtant, opposant au coup d’État qui voit le retour du général de Gaulle, et face au naufrage de la SFIO, les convictions et l’ambition d’un homme avaient rencontré, en 1964, la stratégie du Parti communiste français  : rompre l’isolement, évolution de la doctrine vers un socialisme démocratique, union populaire autour d’un programme de gouvernement.

Un premier accord permet une candidature unique aux élections présidentielles de 1965 et des résultats prometteurs aux législatives de 1967. Fin 1968, il a fallu patiemment sur le métier remettre l’ouvrage, précisant la conception d’un socialisme démocratique aux couleurs de la France, celle du manifeste de Champigny, adopté.

Un débat public d’une haute tenue quant au contenu des réformes à opérer, dans le domaine de la démocratie politique et de l’économie, traverse l’opinion. Il se nourrit d’une large diffusion des propositions communistes via le petit livre orange Changer de cap, pour un gouvernement d’union populaire, à l’automne 1971. Le Parti socialiste se sent obligé d’y répondre en publiant, au printemps 1972, Changer la vie, programme de gouvernement du Parti socialiste. Les discussions finales se déroulent dans la nuit du 26 au 27 juin 1972 entre communistes, socialistes et radicaux de gauche. Il me souvient qu’à l’aube, nous étions réunis avec une trentaine de responsables parisiens à la fédération de Paris du PCF, attendant le retour de Paul Laurent, l’un des principaux négociateurs, et l’enthousiasme devant l’heureuse conclusion. Les communistes, dont le peuple sait qu’ils ont été les initiateurs de l’accord, gagnent en confiance. Leur stratégie marque des points, en dépit des rudes combats, d’un côté pour disputer la direction de la colère sociale aux idées du gauchisme, de l’autre pour donner conscience du niveau des transformations à accomplir afin de réussir le changement dans la société française. Des réformes comme celle des nationalisations irriguent le débat d’idées dans tout le pays. La diffusion des ouvrages édités par les Éditions sociales s’envole. Le Parti communiste s’ouvre à de nombreuses adhésions et étend son implantation dans les quartiers, les villages, les entreprises  : légitimation du dévouement de ceux que chante Jean Ferrat dans Ma France, alors interdite à l’ORTF  : Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien/

Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche/

À l’affiche que l’on colle au mur du lendemain.

François Mitterrand, tel un caméléon, peut déclarer lors du congrès d’Épinay de juin 1971, où il prend le contrôle du nouveau Parti socialiste  : « Violente ou pacifique, la révolution c’est d’abord une rupture… Celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi… avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. » Mais il dévoile ses objectifs au congrès de l’Internationale socialiste  : « Notre objectif fondamental, c’est de refaire un grand Parti socialiste sur le terrain occupé par le PC, afin de faire la démonstration que, sur cinq millions d’électeurs communistes, trois millions peuvent voter socialiste. »

Faute tactique lors des législatives de 1978 

Quoi qu’il en soit, un immense espoir de changement se développe dans le pays, où militants communistes, syndicalistes portent les propositions du Programme commun. Cette mobilisation réelle achoppe cependant sur l’idée de délégation, et sans doute pèse également un retournement dans les conditions de l’affrontement idéologique international. À l’attractivité du « socialisme réel » dans le peuple, augmenté de la victoire des Vietnamiens, succède un rejet de la gérontocratie soviétique, d’une société immobile, de l’intervention en Tchécoslovaquie, venue après le différend soviéto-chinois.

Les communistes français, bien qu’engagés avec retard dans la voie d’un socialisme ­démocratique, en font les frais. Leur influence ne tire pas profit de leur rôle moteur dans le processus unitaire. Dénonciation peu habile du Programme commun et certainement faute tactique lors des législatives de 1978  : majoritaires au premier tour du scrutin, les deux partis ne jouent pas la victoire possible au deuxième tour, Georges Marchais et les communistes, avec l’objectif de modifier un rapport de forces où, pour la première fois depuis 1945, les socialistes passent en tête  ; François Mitterrand, pour ne pas dépendre d’un contrat politique avec une majorité parlementaire où les communistes, malgré tout, sont presque à égalité. L’élection présidentielle de 1981 est son horizon

TEL QUEL. Dans l’Humanité du 2 décembre 1972 Par Nelly Feld « Union populaire  ! Union populaire  ! La gauche unie au gouvernement  ! » Il est 20 h 45, interminablement, les cris résonnent. Les représentants de la gauche prennent place à la tribune (…) La présidence déclare ouverte « la plus grande assemblée jamais réunie par la gauche » (…) Parfaite compréhension de ce qu’est l’alliance nouée autour du Programme commun dans l’égalité des droits et des devoirs et le respect des engagements pris. Ambition de construire le socialisme par un chemin nouveau dont le Programme commun est un étage, « ce programme que nous lisons, dit Georges Marchais, à la lumière du ciel français, sur le sol de France, avec les yeux des travailleurs français. » Nicolas Devers-Dreyfus


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