Ils pensaient qu’on oublierait.
Que le confort étoufferait la colère.
Que le silence achèverait la mémoire.
Mais ils avaient tort.
Car le peuple, lui, n’est pas mort.
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On a courbé l’échine, des années entières,
À genoux devant des lois qu’on n’a pas choisies.
On a avalé l’injustice et la misère,
Pendant qu’ils festoyaient, là-haut, entre amis.
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On nous a divisés, traités d’ennemis,
Parce qu’on posait des questions (...)